Conservatoire historique de Drancy
Fondation pour la mémoire de la Déportation
Yad Layeled - France
Mémoire 2000
Fonds social juifs unifiés
Gedenkstätte Buchenwald
Musée juif de la déportation et de la résistance
Istoreco instituto Piemontese per la storia della resistenza 
Carnetd'adresses 

Vidéo en Quick Time
Colloque Mémoire contre le racisme
1-
L'histoire d'une petite fille sauvée par un allemand
2- Le nom est la première chose que l'on vous donne et c'est la première chose que les nazis nous ont retiré
3- Quand le nombre remplace le nom
4 - Voyage pédagogique à travers les rue de Paris
5 - Quand l'Histoire devient Mémoire


Mots-clés :antisémitisme, antijudaisme, préjugés, discrimination, bouc émissaire, institutionaliser, Lumières, nationalisme, prosèlytisme.

Document archives Paris sous l'occupation
Extraits du film d'André Halimi "Chantons sous l'occupation" vidéo

Interview du réalisateur André Halimi, avec David Douvette historien

Photos de l'exposition l'antisémitisme du Moyen-Age à nos jours
 

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Message de Monsieur Lionel JOSPIN, Premier Ministre,
à l'occasion de la semaine Mémoire contre le racisme"
- Conservatoire Historique du Camp de Drancy, 20 janvier 2001 -
Aux portes de Paris, le camp de Drancy fût, du 20 août 1941 au 17 août 1944, pour des milliers de juifs arrêtés à travers la France, l'antichambre de la mort. Au cours de ces trois années, en effet, soixante-sept convois ont quitté Drancy vers les camps nazis.
Ce lieu où tant d'hommes, de femmes et d'enfants innocents ont vécu dans l'angoisse les derniers instants d'une vie que leur refusait la barbarie nazie, demeure, pour tous les Français, le symbole d'une infamie.
Aujourd'hui, le Conservatoire historique du camp de Drancy veille à ce que ce lieu reste porteur de mémoire. Car c'est notamment à la source du souvenir que se régénère la force de lutter contre le racisme et l'antisémitisme, contre ceux qui nient l'égale dignité de tous les êtres humains. Et la mémoire, pour vivre, doit être transmise. C'est là le sens profond de la manifestation Mémoire contre le racisme ", à laquelle j'ai tenu à accorder mon haut parrainage.
Puisse cette semaine, riche en expositions, projections, concerts et rencontres, porter auprès d'un large public la conviction que la vigilance, contre le racisme et l'antisémitisme, reste le devoir constant de chacun.

Lionel JOSPIN

 Alfred Dreyfus
 "...Je vois comment le monde se transforme lentement en un désert, j'entends plus fort, toujours plus fort le ;grondement du tonnerre qui approche et nous tuera, nous aussi, je ressens la souffrance de millions de personnes et pourtant, quand je regarde le ciel, je pense que tout finira par s'arranger, que cette brutalité aura une fin, que le calme et la paix reviendront régner sur le monde."
Anne K Franck, Journal dAnne Franck, 15 juillet 1944
A la lecture de ces phrases d'Anne Franck, un seul mot vient à l'esprit: espoir. Quel être humain n'a pas un jour rêvé et espéré vivre dans un monde sans haine et sans violence ? De nos jours, dans un monde encore en proie à des conflits et à des guerres, il est non seulement impératif de garder espoir, il faut agir. Les individus et les peuples doivent s'unir pour combattre l'intolérance, la discrimination et la xénophobie.
La semaine de mémoire du Conservatoire Historique du Camp de Drancy contribuera aux efforts indispensables qui sont faits pour entretenir la mémoire des millions de personnes qui ont dû subir les pires atrocités. Seul le souvenir permettra de comprendre les noirceurs du passé. C'est alors que le présent pourra être apaisé et que la tolérance et la paix pourront orienter l'avenir.

Ronald VAN BEUGE
Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en France

 
Le mythe du crime rituel
La mémoire, pour construire l'avenir
Lorsque le Conservatoire Historique du Camp de Drancy m'a sollicité pour parrainer et soutenir l'initiative "Mémoire contre le racisme", j'ai naturellement répondu favorablement.
Tous ceux qui, aujourd'hui, se fixent comme objectif de construire pour nos enfants un monde de paix, de coopération, de respect des identités et des cultures, savent bien le danger d'une perte, voire d'un simple affaiblissement de la mémoire.
Ils ne renoncent et ne renonceront pas à réécrire l'histoire, ceux qui cherchent à jeter le trouble sur tel ou tel dirigeant de la Résistance française ou sur la réalité du génocide dans l'univers concentrationnaire du régime nazi.
En paraphrasant le poète, je dirai que le combat pour la mémoire est bien le combat pour l'avenir où se trouvent, main dans la main, ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas.
J'adresse tous mes voeux de réussite aux organisateurs de cette manifestation qui, j'en suis sûr, saura trouver l'adhésion populaire qu'elle mérite.
A tous les invités et les participants des pays d'Europe, je dis qu'ils sont ici chez eux, en Seine-Saint-Denis.
Robert CLEMENT
Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis
 

 Faire vivre la mémoire, tel est l'enjeu.

Que la mémoire ne fige pas, qu'elle ne se fige pas tout en restant fidèle et vigilante.
Quel défi, tissé de complexité, qui pour être efficace doit se nourrir d'Histoire, certes celle des témoignages, celle des scientifiques qui étudient, mais aussi se nourrir de tout ce que les artistes, avec leur vision du monde peuvent apporter en lumière.
Passerelle entre les temps, celui de l'Histoire, celui de l'individu, l'initiative déclinée avec minutie que je salue participe de la nécessité du relais.
C'est un appel, comme l'écrivait dans "Procuration", Primo Levi:
"Ne sois pas effrayé par l'ampleur de la tâche, On a besoin de toi, qui est moins fatigué, Et puis, tu as l'ouïe fine, alors écoute Combien le sol sonne creux sous tes pieds. Nous avons peigné la chevelure des comètes, Déchiffré les secrets de la genèse, Foulé les sables de la lune, Construit Auschwitz, détruit Hiroshima, Tu vois : nous ne sommes pas demeurés inactifs Donc, tout perplexe que tu sois, assure, Et abstiens toi de nous appeler maître".
Bernard BIRSINGER
Maire de Bobigny Député de la Seine-Saint-Denis
 
La peste brune : jeunesse hitlerienne
Marquée par l'une des pages les plus noires de l'histoire de l'Europe, Drancy n'oublie pas.
C'est ici, que les nazis avaient choisi d'installer un camp d'internement, antichambre des camps de la mort. Des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants juifs y furent emprisonnés, avant d'être exterminés à Auschwitz. Le Wmorial, le wagon, le tunnel, l'activité du Comité National du Wmorial du Camp de Drancy et le Conservatoire Historique du Camp de Drancy, témoignent de notre volonté de ne pas oublier.
Drancy c'est aussi une ville tournée vers l'avenir.
C'est pourquoi, nous nous associons à toutes les initiatives qui visent à préserver la mémoire, à faire connaître le passé aux jeunes générations, afin qu'elles en tirent enseignement.
Dans le même temps, nous agissons avec tous les hommes et les femmes épris de liberté, pour faire vivre et grandir ces valeurs humaines qui nous rassemblent, la tolérance, le respect de l'autre, la fraternité, l'amitié.
Aussi, je suis très heureux d'accueillir dans notre ville, cette première semaine "d'Europe de la Mémoire" contre le racisme et l'antisémitisme.
Je souhaite pleins succès à cette initiative à laquelle, je vous invite à participer nombreux.
Gilbert CONTE
Maire de Drancy Conseiller Général de la Seine-Saint-Denis

 
La Suède n'a certes pas été confrontée aux horreurs de la guerre depuis très longtemps, mais son peuple n'a pas été à l'abri de la haine, des persécutions et des discriminations. A ce titre la Suède oeuvre tant au niveau national qu'international pour que l'holocauste, les génocides et les ségrégations ne soient pas considérés comme des accidents de l'Histoire.
En janvier 2000, la Suède a organisé un Forum international sur l'Holocauste, dans le cadre de notre projet "Histoire Vivante" dont l'objet est non seulement de diffuser les connaissances sur l'Holocauste mais aussi de générer un dialogue actif entre les générations sur les valeurs démocratiques et humaines. Le gouvernement projette à la fin du mois de janvier 2001 une nouvelle conférence sur la lutte contre le néo-nazisme.
C'est pourquoi mon pays est naturellement de tout coeur avec vous. Je ne peux que souhaiter que votre action serve l'objectif qui devrait être celui de nous tous : n'oublions pas ce qui s'est passé, n'oublions pas les valeurs fondamentales de notre société, ne choisissons pas l'indifférence et ayons le courage de défendre notre prochain.

Ôrjan BERNER
Ambassadeur de Suède en France

 
Les critères morphologique de la race Aryenne
 Je tiens à vous assurer que l'Ambassade de Lithuanie en France, au nom du Gouvernement lithuanien, apporte tout son soutien au projet de la "Semaine de la mémoire contre le racisme" que votre institution organise en Janvier.
Ainsi, c'est avec un sentiment de profonde sympathie que nous considérons votre action, si nécessaire et si d'actualité en cette fin de XXe siècle marqué par les tragédies dues à la haine nationale, religieuse ou autre dans différents endroits à travers le monde. Le travail de la mémoire que vous effectuez sur les tragédies du passé est sans doute le meilleur moyen pour assurer le non retour définitif de notre humanité aux réflexes de racisme et de xénophobie qui ont été à la base de la terrible expérience de l'Holocauste que nous avons vécue en Europe.
C'est à cette même fin de la préservation de la mémoire que la Lituanie entreprend une action similaire et commémore le 23 septembre de chaque année une Journée de la Shoah des Juifs de Lithuanie, apportant ainsi sa contribution à l'enseignement aux générations futures des valeurs de la tolérance et de la paix.
Permettez moi de souhaiter une fois encore une grande réussite à votre initiative et de vous adresser l'expression de ma sincère considération.

Asta SKAISGIRYTE-LIAUSKIENE
Ambassadeur de Lituanie en France

 
 LE SAUVETAGE DES JUIFS BULGARES
Une leçon d'humanité et de tolérance
Une des plus belles pages de l'histoire de la Bulgarie est le sauvetage de 50 000 Juifs bulgares en mars 1943. Malgré les pressions nazies, et ceci en la présence de la Wehrmacht sur le sol du pays, les autorités bulgares n'ont pas permis la déportation de nos concitoyens juifs vers les camps de la mort. Toute la société bulgare, et notamment les intellectuels, beaucoup d'hommes politiques, l'Eglise, le roi Boris Trois, ont uni leurs efforts pour éviter la catastrophe. Parmi ceux dont le rôle a été décisif se distingue le nom du député Dimitar Péchev, Vice-président du Parlement, qui organisa une pétition contre la déportation, signée par 42 membres de l'Assemblée Nationale.
Cet exemple d'humanité est mis en valeur par la Bulgarie moderne dans son inspiration à la tolérance, à la démocratie et à la paix dans les Balkans.

Stéphane TAFROV
Ambassadeur de la République de Bulgarie en France