Yona Dureau : L'attentat de Nathanya et le droit du retour

L'attentat de Natanya commandité par l'Autorité Palestinienne
L'attentat de Natanya comme partie d'un plan du droit du retour
Le rôle belligérent des organisations de l'ONU
Le but final : l'effacement progressif de l'état d'Israël
La carte d'Al Haram
La carte de l'Orient House
La carte de l'ONU

I. L'attentat de Natanya commandité par l'Autorité Palestinienne
Les événements récents, et l'attentat de Natanya en particulier montrent qu'une information de fond continue à être nécessaire. En effet, c'est par recoupement d'informations que l'on s'aperçoit que les attentats actuels, loin d'être le fait d'opposants à Yasser Arafat, minant l'Autorité Palestinienne, sont au contraire au service des doctrines du Hamas, et des théories de l'Autorité Palestinienne. nous l'avons déjà vu aussi au sujet de la chartre de l'OLP, que l'Autorité Palestinienne applique, clause après clause, mettant en place l'éducation de la haine des enfants palestiniens ainsi que prônée par la Chartre, les poussant à participer à la "guerre de libération", etc...
L'attentat de Natanya, un de plus, endort, banalise le phénomène de la violence en Israël, mais il endort aussi la vigilance de nos analyses. La plupart des journalistes ne voient en lui que la poursuite de la même politique, et encore, beaucoup ne réalisent même pas qu'il s'agit là de la deuxième phase prônée par la Chartre de l'OLP, celle d'une escalade de la violence, devant aboutir à mener la guerre et la destruction au sein même d'Israël par la terreur.
Les médias bien pensants, tels que Radio Shalom, prennent un ton un peu pincé pour s'étonner par exemple, que selon les sondages Arafat ne soit perçu par les Israëliens que comme un simple terroriste et non comme un chef d'état. On ne saurait leur recommender d'aller relire la Chartre non abrogée de l'OLP pour comprendre que Yasser Arafat est resté le même homme, avec les mêmes objectifs, et les mêmes moyens que lorsqu'il dirigeait la lutte terroriste contre Israël depuis l'extérieur.¨
Si nous avions encore des doutes sur le caractère commandité de cet attentat, la radio "La voix de la Palestine", loin de le condamner ne fut-ce qu'une seule fois, non plus que les autres média palestiniens, a donné la parole au porte-parole d'Arafat Nabil Abu Rodeinah, qui a déclaré que l'attentat du 4 mars à Natanya "était un exemple de ce qui résulte de la politique d'Israël".

II. L'attentat de Natanya comme partie d'un plan du droit du retour

La propagande palestinienne librement effectuée pendant des années dans les camps de réfugiés des Nations Unies (et avec un encouragement implicite des organisateurs de ces camps) a enseigné aux populations de ces camps qu'elles avaient un droit inaliénable au retour à leurs villages quittés en 1948.
La carte librement disponible du futur "état palestinien" que les quartiers généraux palestiniens de l'Orient House à Jérusalem distribuent, mentionne 531 villages arabes revendiqués dans la carte d'Israël.

L'un de ces villages est le village d'Um Khalid, qui, selon l'OLP, a été illégalement absorbé par Natanya.
L'OLP définit ainsi Natanya comme "implantation illégale" d'Israël, selon les termes de la quatrième convention de Genève, mise en place en 1949, et qui interdit à une nation conquérante de déplacer ses citoyens vers une zone conquise.
Nous l'avons vu cependant avec les dossiers sur la désinformation, cette présentation du problème légal est malhonnête, dans la mesure où elle ne prend pas en compte les décisions de l'ONU en faveur d'Israël à la suite de conflits déclenchés par les nations arabes contre Israël, et qui donnent à Israël le droit de stipuler des autorisations ou des interdictions de retour individuelles en fonction de la volonté de paix et de reconnaissance d'Israël par les réfugiés.

Il s'ensuit que l'OLP, confondu à présent avec l'Autorité Palestinienne, justifie ses attentats avec le principe de ces zones où s'appliquerait le droit au retour.
Dès janvier 1995, David Bedein, journaliste du centre d'observation pour la paix de Jérusalem, notait, qu'à la suite de l'attentat à la bombe ayant eu lieu à l'arrêt de bus au carrefour Beit Lid/ Natanya, le secrétaire général de l'OLP Marwan Barguti, avait calmement déclaré à la télévision saoudienne que l'OLP pouvait justifer une attaque contre Natanya: "C'est une zone que nous devons libérer."
Depuis, l'accord officiel de décembre 1995, signé au Caire entre l'OLP et le Hamas, autorisait le Hamas à faire des opérations dans des zones en dehors des zones qui n'étaient pas encore sous contrôle palestinien, et dans des zones à l'intérieur d'Israël qui n'avaient pas encore été libérées.
Le "droit du retour" a joué un rôlé prééminent lors de ces dernières années, d'une façon qui a totalement échappé au public.

Depuis 7 ans, l'OLP a mis en place une base informatique à Orient House, qui aide les réfugiés arabes à situer leurs foyers d'origine avant 1947, afin de "permettre leur retour imminent" dans des zones comme Um Khalid.

III. Le rôle belligérent des organisations de l'ONU
Si nous avons appris cette semaine, comme tous nos collègues journalistes, que la carte du "programme des Nations Unies pour la Palestine" ne faisait pas figurer ni la carte d'Israël, ni même le nom d'Israël. Nos sources devraient nous permettre de présenter cette carte à nos lecteurs dans un délai d'une semaine.
Mais d'autre part, il est absolument vital de prendre la juste mesure du rôle d'incitateur au conflit et à la violence qui a été celui des organisations de l'ONU en Israël depuis de nombreuses années. On savait déjà que les camps de l'UMRWA avaient diffusé très largement la propagande palestinienne, en ne se contentant pas de laisser cette propagande s'exprimer, mais en donnant une éducation dans ce sens aux réfugiés des camps.
Depuis septembre 2000, les organisations de l'UMRWA ont de plus lancé une campagne de soutien aux Palestiniens et à leur intifada, en fournissant quotidiennement un soutien alimentaire aux populations, et en maintenant la fièvre de conquête de tout Israël par tous les moyens à leur disposition. On peut encore concevoir que l'aide alimentaire était une aide humanitaire, bien que le blocus des territoires palestiniens par les Israëliens ait eu pour but de faire pression sur la rue palestinienne et de calmer les troubles, et que ce blocus soit réduit à néant par cette intervention. Néanmoins, le soutien de l'ONU a pris des formes idéologiques claires qu'il faut à présent souligner.
Tout au long de l'été 2000, les camps de réfugiés de l'UMRWA (des Nations Unies) ont sponsorisé des visites des enfants arabes des camps de réfugiés, ainsi que de leurs parents, sur les lieux des villages quittés en 1948. Ils ont utilisé des bus arabes israëliens pour contourner les barrages routiers de contrôle.
Le but était clair: aider au soulèvement des populations, entretenir les revendications du "Droit au retour" qui effaceraient Israël de la carte, tout en utilisant la bannière de l'ONU donnant une légitimité supplémentaire, universelle, à ces revendications. Les masques sont tombés, si les doutes persistaient encore. L'ONU, organisation modiale où les pays arabes ont de facto une majorité, niant le droit à la représentation d'Israël en son sein, oeuvre à présent pour la disparition de l'état hébreu, et le cauchemard d'une union internationale contre Isral est bien en train de se réaliser.

IV. Le but final : l'effacement progressif de l'état d'Israël
La carte d'Israël, selon les différentes sources arabes, se voit restreinte à une unité territoriale plus ou moins efflanquée. Dans le cas des revendications palestiniennes et des sources de l'ONU, Israël disparait tout bonnement.

La carte d'Al Haram
Une première carte avait été publiée par le journal égyptien Al Haram, concernant le droit du retour. Cette carte ne mettait Israël en danger que par la conséquence d'une application éventuelle de ces revendications, qui effritaient l'état d'Israël par le retour de populations, en masse, dans des zones considérées par les accords d'Oslo comme zones israëliennes. Néanmoins, aucune mention n'était faite de revendiquer la totalité de l'état d'Israël, ni de prendre toutes les villes israëliennes actuelles ou de revendiquer des zones comme Tel Aviv.

La carte de l'Orient House
La carte établie par l'Autorité palestinienne se compose de deux séries de revendications qui s'additionnent. Il y a d'une part, exigence palestinienne de démantellement et évacuation d'implantations juives, et d'autre part zones revendiquées au nom du droit au retour. Ces deux types de revendication réunies transforment Israël en un véritable gruyère. Il est important de noter que c'est là l'aboutissement admirable et le remarquable renversement des accords d'Oslo, qui, si ils ont commencé par donné des parcelles d'Israël à l'Autorité Palestinienne, pour augmenter ensuite leur nombre, ce qui fut critiqué par les Palestiniens comme ne composant pour eux qu'un vaste semis de parcelles, aboutit à présent à donner comme norme la parcellisation d'Israël, le morcellement du pays.
Que reste-t-il aux Juifs selon ces plans? Une partie de Tel Aviv dénuée de Yafo, de petites villes comme Holon, qui ont, comme leur nom l'indique, été construites sur du sable, un semis de parcelles inconstituable en unité nationale. L'état juif s'est tant soucié de constituer un état aux Palestiniens, et de les aider dans l'élaboration d'iune identité nationale, qu'il est à présent menacé de prendre sa place avant de disparaître

La carte de l'ONU
La carte de l'ONU porte comme titre "United nation program for Palestine". Le nom d'Israël a lui même disparu, ainsi que l'entité géographique de l'état hébreu. Dans ce contexte, il devient clair que l'établissement de la Palestine, dans les plans unésiens, passe par la disparition d'Israël. Il faut préciser que cette carte n'est donnée qu'en Israël, aux non-Juifs, et que les apparences sont bien gardées au niveau international, par une carte gardant virtuellement Israël existante sur les cartes officielles de l'ONU
dans ce contexte, plus personne n'osera encore accuser Israël de paranoïa devant ses réticences à placer une quelquonque partie de son territoire, ou desdits processus de paix sous l'égide d'un organisme qui ne lui reconnaît plus aucun droit à l'existence, qui ne lui accorde aucune représentation, et qui plannifie sa disparition.