Le communiqué palestinien concernant l'arrêt des violences, et promis par M. Yasser Arafat lors du sommet Sharm al-Sheikh, n'a pas été prononcé comme convenu par M. Yasser Arafat, qui a successivement refusé de prononcer ce discours à la télévision palestinienne, puis à la radio palestinienne, "la voix de Palestine".
Ce communiqué, qui appelle les Palestiniens à user de "moyens pacifiques" pour poursuivre leurs buts nationalistes, a été diffusé plus d'une heure après l'attentat à la bombe de Mahane Yehuda, à Jérusalem. Aucune mention ou condamnation de l'attentat ne fut faite, et les autres attentats récents ne furent pas non plus condamnés.
Le communiqué ne mentionna pas la nécessité de retenue des Palestiniens de tout conflit, mais procéda ensuite à une énumération des exigences palestiniennes vis-à-vis d'Israël, se laissant ainsi une "issue de sortie" justificatrice si Israël ne remplissait aucune de ces conditions exprimées unilatéralement.
Le communiqué mentionnait ensuite le point de vue palestinien selon lequel l'application palestinienne des accords de Sharm el Sheikh dépendait du retrait israëlien des toutes les zones palestiniennes, en particulier le retrait des chars israëliens loin des villes palestiniennes. Le communiqué exigeait aussi qu'Israël "contienne les gangs de colons qui ont continuellement commis des crimes contre notre peuple".

Ce communiqué fut lu à la radio par un journaliste deux heures plus tard que prévu.
Le porte parole palestinien, Yasser Abd-Rabbo, NabilAbu-Irdeineh, Ministre de l'Information, et le Ministre des Affaires Parlementaires Nabil 'Amr émaillèrent le temps laissé par ce retard d'avertissements énonçant que l'application palestinienne de cet accord "dépendait d'une cessation complète des aggressions contre notre peuple."

Ce communiqué poursuivait par une demande officielle de retour aux frontières de 1947 "préservant" le droit du retour des Palestiniens et l'établissement d'un état palestinien avec Jérusalem pour capitale, mais le sujet essentiel comprenait quatre paragraphes clés:

"L'Autorité palestinienne et le gouvernement d'Israël sont parvenus à un accord entre les deux parties afin d'appliquer les décisions de
Sharm
el-Sheikh telles qu'elles ont été présentées par la déclaration du Président Clinton et par le discours du Président Moubarak.

Le leadership palestinien toujours conscient de son désir de se conformer aux obligations mutuelles observera avec attention si la partie israëlienne applique les siennes, en ce qui concerne ses engagements de se retirer de ses zones d'occupations et de retirer ses unités militaires des zones habitées occupées après le 28 septembre, ainsi que de cesser les hostilités envers les fils innocents de notre peuple, et de lever tous les bouclages de territoires."
Le leadership palestinien considère la capacité israëlienne à contenir les gangs de colons qui ont commis des crimes contre notre peuple comme un élément fondamental dans la cessation de la violence et du terrorisme auxquels notre peuple a toujours été exposé.
Le leadership palestinien se tiendra toujours aux côtés de la nature populaire et pacifique de l'Intifada,... et appelle aux masses et aux foirces nationales à adhérer à cette position, à continuer des manifestations de masse et à s'exprimer tout en s'en tenant à des moyens pacifiques dans toutes ces voies..."

Le communiqué diffusé lors du bulletin d'informations de 4 heures fut suivi de ce qui constituait son programme normal depuis 4 semaines : émissions concernant le détail de la mport des martyrs (victimes des émeutes), compte-rendu des enterrements, le tout encadré par des chants patriotiques, islamiques, et chants de guerre. Le bulletin de 5 heures fut introduit par une chanson d'un père sur la mort de son fils, chanson composée sur la mort du petit Mohamad Dura
La chanson de la journée du 2 novembre fut la suivante:
"Sur le chemin d'Allah
Je donnerai ma vie,
Sur le chamin de Jérusalem,
O jusqu'à la mort"