Yona Dureau: Yona Dureau: Filière ortodoxe de sauvetage des Juifs pendant la seconde guerre mondiale: une nouvelle polémique historique voit le jour

Un nouveau Livre met en lumière les efforts des chefs communautaires américains pendant la seconde guerre mondiale.

The Response of Orthodox Jewry in the United States to the Holocaust: the Activities of the Vaad ha-hatsala rescue Committee, (1939-1945) publié par la yeshiva universitaire Press and Ktav Publishing House, est un livre d'étude historique fondé sur des rapports, des correspondances privées, et d'autres métériaux d'archives écrit par M. Zuroff, le directeur du bureau de Jérusalem du centre Simon Wiesenthal.
Dans ce livre, l'auteur décrit comment des rabbins orthodoxes américains, dès le début de la seconde guerre mondiale, avait mis en place un réseau permettant aux érudits juifs de s'échapper de l'Europe sous contrôle nazi. Le livre cause actuellement un scandale, ar il révèle simultanément que ce réseau ne s'est préoccupé que de ces érudits, en abandonnant à leur sort les autres juifs, et ce jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.
Le réseau de "sauvetage", en hébreu "vaad haatsala" s'est dévoué pour sauver des rabbins et des étudiants de yeshivot européens. Zuroff accuse cette organisation d'avoir procédé à des choix d'esprit paroissial et obsessionel. Il reconnait que leurs ressources et leur fondations étaient très faibles, mettant l'organisation du Vaad dans une situation à la fois de dépendance et de concurence vis-à-vis du Comité de distribution du Joint qui avait tendance à les considérer de haut. Le but recherché par le Vaad consistait à "ne pas laisser le sort des rabbins aux mains des dirigeants du Joint, dont la vision du monde et le style de vie différaient des leurs" commente Zuroff.
On peut effectivement concevoir que les organisations laïques juives, qui ont souvent accusé les orthodoxes d'avoir conseillé aux Juifs d'Europe de l'Est de rester dans ces pays menacés plutôt que de perdre leur a^me en Israël, n'auraient pas considéré comme une de leurs rpiorités de sauver ces rabbins orthodoxes. Le Joint, quant à lui, considéra à l'époque que l'organisation du Vaad constituait plus un poids et une gêne qu'une institution résolvant des probèmes.
Zuroff analyse de plus dans son livre comment et poruquoi, de 20 yeshivot, seule la yeshiva de Mir survécu intégralement, et comment les décisions prises par des géants de la Torah affectèrent le sort de nombreux adhérents de cette organisation.
Le livre de Zuroff a été attqué par David Kranzler, historien et auteur de plusieurs livres sur les réseaux de survie durant la shoah. Il affirme par exemple que "Les efforts des dirigeants orthodoxes étaient extraordianire si on les met en rapport strict avec leur pouvoir politique et économique de l'époque aux USA à l'époque, qui était très limité." Zuroff quant à lui, et détenteur d'un doctorat de l'Université hébraïque, a attaqué dans une revue de livre du American Jewish History le livre de Kanzler datant de 1987 The Brother's Blood: The Orthodox Jewish Response During the Holocaust"
Cette dimension personnelle de la querelle entre ces deux historiens nous pousse à être prudents quant aux conclusions sur ces études historiques. Zuroff semble particulièrement virulent et va jusqu'à affirmer que pour le groupe du Vaad, le sauvetage de Juifs érudits équivalait au sauvetage du peuple juif tout entier. Ceci est bien entendu en contradiction avec les commandements et les enseignements de base selon lesquels, sauver un être humain revient à sauver un monde, et bien que les querelles entre religieux et laïcs aient été très violentes en Europe de l'Est avant la seconde guerre mondiale, il faut sans doute nuancer l'analyse sans contraste proposée par Zuroff, car on imagine mal une telle contradiction si unaniment acceptée par des spécialistes de la Torah. Ces polémiques nous montrent aussi que la shoah reste encore une période pleine de questions encore non résolues que seul le temps nous permettr peut-être d'éclaircir.
de sauvetage des Juifs pendant la seconde guerre mondiale: une nouvelle polémique historique voit le jour

Un nouveau Livre met en lumière les efforts des chefs communautaires américains pendant la seconde guerre mondiale.

The Response of Orthodox Jewry in the United States to the Holocaust: the Activities of the Vaad ha-hatsala rescue Committee, (1939-1945) publié par la yeshiva universitaire Press and Ktav Publishing House, est un livre d'étude historique fondé sur des rapports, des correspondances privées, et d'autres métériaux d'archives écrit par M. Zuroff, le directeur du bureau de Jérusalem du centre Simon Wiesenthal.
Dans ce livre, l'auteur décrit comment des rabbins orthodoxes américains, dès le début de la seconde guerre mondiale, avait mis en place un réseau permettant aux érudits juifs de s'échapper de l'Europe sous contrôle nazi. Le livre cause actuellement un scandale, ar il révèle simultanément que ce réseau ne s'est préoccupé que de ces érudits, en abandonnant à leur sort les autres juifs, et ce jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.
Le réseau de "sauvetage", en hébreu "vaad haatsala" s'est dévoué pour sauver des rabbins et des étudiants de yeshivot européens. Zuroff accuse cette organisation d'avoir procédé à des choix d'esprit paroissial et obsessionel. Il reconnait que leurs ressources et leur fondations étaient très faibles, mettant l'organisation du Vaad dans une situation à la fois de dépendance et de concurence vis-à-vis du Comité de distribution du Joint qui avait tendance à les considérer de haut. Le but recherché par le Vaad consistait à "ne pas laisser le sort des rabbins aux mains des dirigeants du Joint, dont la vision du monde et le style de vie différaient des leurs" commente Zuroff.
On peut effectivement concevoir que les organisations laïques juives, qui ont souvent accusé les orthodoxes d'avoir conseillé aux Juifs d'Europe de l'Est de rester dans ces pays menacés plutôt que de perdre leur a^me en Israël, n'auraient pas considéré comme une de leurs rpiorités de sauver ces rabbins orthodoxes. Le Joint, quant à lui, considéra à l'époque que l'organisation du Vaad constituait plus un poids et une gêne qu'une institution résolvant des probèmes.
Zuroff analyse de plus dans son livre comment et poruquoi, de 20 yeshivot, seule la yeshiva de Mir survécu intégralement, et comment les décisions prises par des géants de la Torah affectèrent le sort de nombreux adhérents de cette organisation.
Le livre de Zuroff a été attqué par David Kranzler, historien et auteur de plusieurs livres sur les réseaux de survie durant la shoah. Il affirme par exemple que "Les efforts des dirigeants orthodoxes étaient extraordianire si on les met en rapport strict avec leur pouvoir politique et économique de l'époque aux USA à l'époque, qui était très limité." Zuroff quant à lui, et détenteur d'un doctorat de l'Université hébraïque, a attaqué dans une revue de livre du American Jewish History le livre de Kanzler datant de 1987 The Brother's Blood: The Orthodox Jewish Response During the Holocaust"
Cette dimension personnelle de la querelle entre ces deux historiens nous pousse à être prudents quant aux conclusions sur ces études historiques. Zuroff semble particulièrement virulent et va jusqu'à affirmer que pour le groupe du Vaad, le sauvetage de Juifs érudits équivalait au sauvetage du peuple juif tout entier. Ceci est bien entendu en contradiction avec les commandements et les enseignements de base selon lesquels, sauver un être humain revient à sauver un monde, et bien que les querelles entre religieux et laïcs aient été très violentes en Europe de l'Est avant la seconde guerre mondiale, il faut sans doute nuancer l'analyse sans contraste proposée par Zuroff, car on imagine mal une telle contradiction si unaniment acceptée par des spécialistes de la Torah. Ces polémiques nous montrent aussi que la shoah reste encore une période pleine de questions encore non résolues que seul le temps nous permettr peut-être d'éclaircir.