Na'amat Contre Les Nouveaux Immigrants

Le combat de Yeteron pour survivre
Le Jerusalem Post, dans un article écrit sous le titre de "In a class of its own", publié Vendredi 8 Août 1997, dans la section "City Lights," décrivait pour ses lecteurs le succès d'une nouvelle organisation d'olim, Hamechaneh, dont l'action consistait à introduire plus de culture dans des zones économiquement en difficulté, ou dans des couches de populations culturellement défavorisées.
Originellement, le travail de cette organisation avait commencé par une action centrée sur les familles de nouveaux immigrants en difficulté, en constatant que les difficultés économiques des parents étaient lourdes de conséquences pour les enfants, et que l'intégration économique ratée aboutissait fatalement à une intégration culturelle ratée des enfants.
Cette action aboutit rapidement à un travail touchant aussi bien la population défavorisée israèliennes que celle des olims. L'organisation hamehaneh fonctionnait avec des volontaires anciens olims et disposant de temps libre.
L'action consistait à organiser des groupes d'activités culturelles allant du cours de soutien scolaire, au dessin et à l'utilisation d'un ordinateur.
Le succès de cette origanisation fut ssi brillant, que Na'amat, organisation pour la protection des droits de la femme en Israël, mais aussi pour l'intégration des nouveaux immigrants - convint de céder le deuxième étage d'un de ses bâtiments inutilisés à Mekhaneh, pour un loyer annuel symbolique, et pour "le temps que Mekhaneh le souhaiterait", à condition que Mekhaneh prenne en charge la zone en difficulté de Yosef Tal, à Kfar Saba. L'accord conclu, et Hamekhaneh commença son travail à Kfar Saba.
Deux ans exactement après l'article du Jerusalem Post , la situation connait une évolution dramatique qui nous a paru nécessiter une information de nos lecteurs et un appel de soutient.
Lorsque l'organisation Hamakhaneh reçut les locaux du bâtiment de Na'amat, l'état du toit ne permettait aucune occupation des lieux. Les fenêtres étaient cassées, l'électricité entiérement à refaire, et des ordures de toute sorte jonchaient le sol. L'organisation Hamekhaneh ne se découragea pas. Mekhaneh inevtissait pour l'avenir, comme le montre son changement de statut pour devenir une association reconnue et pouvoir à l'avenir demander une aide officielle, "Hayétéron". Douze hommes volontaires retroussèrent leurs manches, et travaillèrent d'arrache-pied pendant un an. On sortit trois bennes d'ordure du bâtiment. Le toit fut entièrement réparé, l'électricité refaite, les fenêtres réparées, les salles repeintes. 40 000 shekels furent ainsi investis, et approximativement 15 000 shekels de travail volontaire investi. Les ordinateurs nécessaires aux cours furent amenés. L'organiation put enfin commencer à travailler sérieusement dans ses locaux il y a seulement deux mois. Tout serait parfait dans le meilleur des mondes possibles, si Yeteron n'vait pas commis la faute de confiance excessive, en accordant à des promesses orales la valeur de documents légaux. Le bail annuel, qui devait être renouvelé automatiquement selon les promesses antérieures, arrive à terme fin Octobre, mais déjà, l'avocat de Na'amat vient d'envoyer une menace écrite d'expulsion par huissiers fin Août si les locaux n'étaient pas rendu dès à présent.
Les appels téléphoniques aux différents responsables ont été vains, et Galina Nabati, directrice nationale de la section de Na'amat pour l'intégration des immigrants, n'a rien pu faire pour aider Yeteron.. Le paradoce de cette situation est que Na'amat est une organisation censée aider elle aussi les immigrants, et tout le scénario ressemble à une guerre des police, où chacun cherche à s'attribuer la gloire des actions de l'autre. Mais Na'amat, proche du parti actuellement au gouvernement, a ici l'avantage du plus fort politiquement. Tout cela a un arrière-goût désagréable d'exploitation des efforts du naïf par le puissant, de récupération du travail du nouvel immigrant par les institutions, après une aide qui se révèle un faux-semblant, un "truc" destiné à berner. Il reste que nous espérons que la publication de cet article couvrira de honte Na'amat et donnera à réfléchir à ses donateurs canadiens et américains. Si ceux-ci exigent un réglement honnête de ce dilemne, Yeteron sera sauvé et pourra continuer à oeuvrer, nonpour la politique, mais pour les populations en difficulté.
Yona Dureau