Le pardon, pas l' oubli.

 

A la suite de la déclaration de Repentance de mardi 30 septembre au mémorial de Drancy,le sentiment général du pardon de l'Eglise est considéré plus comme une ébauche de nouvelles relations entre les juifs et les catholiques qu'un réel pardon.
Est- il tout simplement possible de demander pardon aprés avoir laissé assassiner femmes et enfants, de demander pardon aprés plus de 50 ans alors que la plupart de ceux qui pouvait l'accepter ou le refuser ne sont plus de ce monde ?
Bien-sûr ne minimisons pas l'immense effort de l'Eglise, il faut certes du courage pour admettre cette complicité, passive certes, mais efficace.
Cependant la communauté juive même si trés émue de cette reconnaissance tardive, ne peut elle ni oublier, ni pardonner.

Le silence de nos Rabbins a parfaitement exprimé la difficulté d'accepter le pardon pour d'autres que soi même., mais aussi la souffrance enfouie depuis tant d'année et qui ne peut s'effacer avec ce simple mot: Pardon

A quelques jours de Kippour, jour du grand Pardon , pardonner est un commandement, c'est pourquoi nous pardonnerons . Fort heureusement il est écrit aussi, Souviens toi.

Pourtant ce pardon, est en soi un événement historique, par la verbalisation public enfin,d'un Christ né de père et de mère juifs, par la reconnaissance de cet anti-judaisme datant de plus de 2000 ans et qui par voie de conséquence à permis au III e Reich de s'installer .

Dans cette déclaration il a été dit "spirituellement nous sommes tous des sémites", voici un dénominateur commun intéressant certes ,mais si peu vrai dans le fond,
car dans cet hypothèse qui est sont donc les anti-sémites?
Et que restera-t-il demain aux premiers sursauts d'attaque encore et toujours anti-sémites, que fera de plus l'eglise ? Attendra-t-elle encore 50 ans pour prendre parti? Il sera peut-être alors nécessaire à ce moment là de rappeler ces mots. Parceque si nous sommes tous spirituellement des sémites c'est que le problème de l'antisemitisme se situe forcémement ailleurs et nous avons pu malheureusement nous en rendre compte dans nos propres corps .A mons sens Il aurait été préférable d'admettre les différences notables de notre identité juive que de vouloir nous inclure dans ce magma spirituel.

 

Claudine Douillet
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