Yona Dureau: L'inégalité instituée au sein des Nations Unies vis-à-vis d'Israël
I. Les droits de l'homme, l'ONU et Israël
II. Commentaire:
III. Réponse de l'ambassade du Canada en
France
IV. Notre commentaire:
V. Le point de vue... particulier de l'Elysée:
nos questions sont des doléances
I. Les droits de l'homme, l'ONU et Israël
Le journal International
Herald Tribune du 17 avril 2001 publie une page entière
dédiée à l'inégalité de traitement
d'Israël au sein des Nations Unies, sous le titre "Human
Rights or Human Wrong?" (droits de l'homme ou torts infligés
à l'homme). Deux colonnes divisent la page. La colonne
de gauche affiche "Commission des nations unies concernant
les droits de l'homme, objet de l'agenda officiel n8":
Israël.
La colonne de droite affiche "Commission des nations unies concernant les droits de l'homme, objet de l'agenda n°9:
Afghanistan, Albanie, Algérie, Andorre, Angola, Antigues
et Barbuda, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Azerbadjan,
Bahamas, Bahrain, Bangladesh, Barbades, Belarussie, Belgique,
Bélize, Bénin, Bhutan, Bolivie, Bosnie Herzégovine,
Bostuana, Brésil, Bruneï Darussalam, Bulgarie, Burkina
Fasso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Cap Vert, République
d'Afrique Centrale, Tchad, Chili, Chine, Colombie, Iles Comores,
Congo, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Croatie, Cuba, Chypre,
République Tchèque, République démocratique
du Peuple de Corée, République démocratique
du Congo, Danemark, Djibouti, Dominica, République dominicaine,
Equateur, Egypte, El Salvador, Guinée équatoriale,
Erithrée, Estonie, Ethiopie, Fiji, Finlande, France, Gabon,
Gambie, Géorgie, Allemagne, Ghana, Grèce, Grenade,
Guatémala, Guinée, Guinée Bissau, Guyène,
Haïti, Honduras, Hongrie, Islande, Inde, Indonésie,
Iran, Irak, Irlande, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Khazakstan,
Kenya, Kiribati, Koweït, Kyrgyzstan, Laos, Latvie, Liban,
Lesotho, Libérie, Libye, Liechenstein, Lituanie, Luxembourg,
Madagascar, Malawi, Malaysie, Maldives, Mali, Malte, Iles Marshall,
Mauritanie, Maurices, Mexique, Micronesia, Moldavie, Monaco, Mongolie,
Maroc, Mozambique, Myanmar, Namibie, Nauru, Népal, Pays
Bas, Nouvelle Zélande, Nicaragua, Niger, Norvège,
Oman, Pakistan, Palau, Panama, Papousie Nouvelle Guinée,
Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar,
République de Corée, Roumanie, Fédération
russe, Rouanda, Fédération russe, St Kitts et Névis,
St. Lucia, St Vincent et les Grenadines, Samoa, San Marino, Sao
Tomé et Principe, Arabie saoudite, Sénégal,
Seychelles, Sierra Leone, Singapour, Slovaquie, Slovénie,
Afrique de Sud, Espagne, Sri lanka, Soudan, Suriname, Swazilie,
Suède, Syrie, Tajikistan, Tanzanie, Thailande, L'ancienne
République de Macédoine, Togo, Tonga, Trinidad et
Tobago, Tunisie, Turquie, Tukmenistan, Tuvalu, Ouganda, Ukraine,
Emirats arabes unis, Royaume Uni, Etats Unis, Uruguay, Uzbekistan,
Vanatua, Venezuala, Viet Nam, Yemen, Yougoslavie, Zambla, Zimbabwe.
1. Malgré l'engagement des Nations Unies à considérer avec "une égalité souveraine" tous les états membres, commente l'American Jewish Committee", on peut constater qu'Israël est traité très différemment des autres 188 nations.
2. La réunion de cette commission des droits de l'homme est une réunion annuelle, ayant lieu actuellement à Genève. la censure d'Israël na pas commencé aujhourd'hui au sein de l'ONU, mais constitue au contraire une norme depuis des années. Israël est exclu des cinq groupes régionaux à Genève, ainsi que des centres de l'ONU qui en dépendent, ce qui l'empêche de participer à la commission des droits de l'homme où on prétend pourtant le juger, ainsi que des autres institutions clés de l'ONU.
3. Des pays dont l'Algérie, Cuba, la Libye, et la Syrie, où les droits de l'homme ne sont pas particulièrement à l'honneur font pourtant partie de ladite commission, de sorte qu'il est impossible de justifier l'absence d'Israël de cette commission, même si les organismes de l'ONU considèrent que ce pays ne respecte pas les droits de l'homme de façon satisfaisante.
On constate donc que le principe d'égalité entre tous les états membres concerne tous les pays SAUF Israël, et nous appellons les personnes qui n'accréditent pas cette situation de réagir fermement.
4. D'autre part, il nous semble particulièrement choquant de constater que la France ou le Canada, dont on peut penser a priori que ce sont des démocraties respectant particulièrement les droits de l'homme, sont mises sur un pied d'égalité sur ce point avec des pays où règne actuellement la terreur, la torture, et des massacres, comme l'Algérie, la Syrie, ou la Chine.
Nous avons appelé l'ambassade du Canada en France:
III. Réponse de l'ambassade du Canada en France
"Nous avons
cette publication sous les yeux. Il s'agit d'une publicité
publiée par l'American Jewish Society, pour faire choc.
Ceci n'a pas de valeur informationelle. D'autre part, il est clair
qu'Israël a été mis à part des autres
pays parce que ce pays ne fait précisément pas partie
de la commission des droits de l'homme et ne peut donc pas sièger
dans ladite commission, débattant de la situation de ces
droits, en N°9 de l'agenda. La question de la non-intégration
d'Israêl dans ladite commission devrait être posée
à un spécialiste, un technicien de l'ONU, et l'ambassade
ne souhaite pas entrer dans de telles considérations...
Le Canada, comme la France, fait partie de cette commission. Chaque
état membre doit en fait présenter un rapport sur
la situation des droits de l'homme dans son pays. Cela ne signifie
pas que le Canada ou la France soient placés sur le même
plan que l'Algérie en ce qui concerne les droits de l'homme."
A la réflexion, le fonctionnement de la commission des
droits de l'homme de l'ONU apparaît vraiment comme une mise
en scène hypocrite et factice, où chaque pays interrogé
à tour de rôle va pouvoir présenter ce qu'il
souhaite pour décrire un respect idéal des droits
de l'homme dans sa nation. On peut alors regretter que cette même
opportunité ne soit pas donnée à Israël,
qui disposerait alors d'une scène internationale pour présenter
la situation selon son propre point de vue, à l'heure où
la presse internationale lui est si hostile. cependant on voit
bien que la logique de la mauvaise volonté onusienne, barricadée
derrière une pseudo loi intérieure, trouve toutes
les occasions d'ostracier Israël et de le mettre en position
d'être jugé par les autres sans pouvoir se défendre.
Il faut alors se rappeller qu'il était promis à
Israël de se voir intégré dans toutes les organisations
onusiennes si ce pays procédait au retrait du Liban sud.
Quelle est la nouvelle condition inventée pour ne poas
procéder à son intégration ?
V.
Le point de vue... particulier de l'Elysée: nos questions
sont des doléances
Le porte-parole de l'Elysée, quant à lui, lorsque nous lui avons demandé la position de la France à ce sujet, a répondu d'une façon surprenante, que ce genre de "doléances" devait être adressée au président par la poste, au 55, rue du Faubourg St Honoré, 75008, PARIS. Nous lui avons alors fait remarquer qu'il s'agissait d'une simple question, adressée de même à plusieures ambassades, qu'il transformait tout de suite en doléance, ce qui était curieux.
Peut-être faudrait-il effectivement adresser des doléances
à la présidence devant un tel a priori qui montre
que la réponse officielle française sera vraisemblablement
du même type que la réponse canadienne, reléguant
le problème à des "techniciens de l'ONU".