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Les médias, souvent
présentés comme le Quatrième pouvoir, ont
le devoir d'informer. Cette affirmation, qui s'apparente à
une lapalissade de prime abord, est de plus en plus souvent démentie
par les faits. Ainsi, depuis la Guerre du Golfe, et la simulation
d'un massacre d'orphelins du Koweit par les troupes irakiennes,
tournée comme un film aux Etats Unis, la presse a fréquemment
tronqué, simulé la vérité. La guerre
en ex-Yougoslavie et l'assimilation historiquement et moralement
indécente des Serbes à des nazis ont été
l'occasion de parfaire le procédé. Il s'agit de
définir préalablement de manière manichéenne
les "bons" et les "méchants" et de
présenter chaque image, chaque propos comme illustrant
cette vérité première unilatéralement
définie. L'actualité internationale récente
en fournit un nouvel exemple. L'opération de légitime
défense conduite par l'Etat d'Israël, afin d'assurer
sa sécurité, est systématiquement présentée
dans les médias comme une oppression illégitime,
les "mauvais" israéliens, racistes- inusable
argument du terrorisme intellectuel - massacrant les "gentils"
palestiniens, en lutte pour leur existence en tant que nation.
Il n'est pas inutile de rappeler les faits.
Peu avant le Nouvel An Juif, le chef de l'opposition israélienne,
Ariel Sharon, héros de la guerre du Kippour, s'est rendu
sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.
Cette visite visait à démontrer la souveraineté
incontestable d'Israël sur la Ville sainte et l'inanité
des prétentions palestiniennes à en faire leur capitale.
Elle a entraîné une vague de violence dans les territoires
autonomes de Gaza et de Cisjordanie sans précédent
depuis l'Intifada. Dès lors, en réplique à
ces violences, et à des attentats meurtriers, commis par
les islamistes, Israël a choisi de mener une politique de
répression.
Dès lors, les médias français, ont pu utiliser
leur arme favorite. Israël est un Etat extrémiste
et raciste (sic), car il n'hésite pas à tuer des
enfants qui se bornent à jeter des pierres sur les soldats
de Tsahal. Et les photos d'un enfant de 12 ans mort sous les balles
d'abonder dans la presse du monde entier. Pourtant, le raccourci
est pour le moins saisissant et la désinformation flagrante,
pour plusieurs raisons.
En premier lieu, les caméras occultent volontairement le
fait que derrière des enfants jetant des pierres - mais
aussi, au demeurant, des cocktail molotov - se trouvent des islamistes
armés de mitraillettes et de grenades.
Ensuite, pas un seul média ne s'insurge contre le procédé
honteux qui consiste à se servir d'enfants comme boucliers.
Tous les journalistes semblent trouver légitime que de
jeunes êtres humains puissent délibérément
être envoyés à la mort par des fanatiques
religieux. Au demeurant, l'enthousiasme de certains palestiniens
à faire de leurs enfants des martyrs de la Jihad est systématiquement
occulté, de même que les encouragements en ce sens
des autorités religieuses musulmanes.
Par ailleurs, Jérusalem est présentée par
la presse occidentale comme "le Troisième-lieu-saint-de-l'Islam".
Or, plusieurs géopolitologues de renom (dont Frédéric
Ancel) ont démontré qu'à aucun moment le
Coran ne faisait allusion à Jérusalem comme lieu
saint de l'Islam, les musulmans s'étant d'ailleurs désintéressés
de la Ville Sainte jusqu'à une date récente. Au
demeurant, personne ne remarque que Jérusalem, même
si elle était sacrée pour les Mahométants,
l'est encore davantage pour le judaïsme, dont elle est le
premier lieu saint.
Bien d'autres exemples de désinformation pourraient être
avancés. Ainsi du procédé malhonnête
qui consiste à présenter chaque attentat perpétré
en Israël comme étant commis "en représailles".
Ainsi encore de la complaisance des médias envers l'autorité
palestinienne, qui enseigne aux enfants la haine des Juifs, en
en donnant une représentation digne de l'époque
nazie ou en présentant le territoire du futur Etat palestinien
comme englobant le territoire israélien.
En définitive, ce
procédé de désinformation démontre,
si le besoin s'en faisait sentir, que la liberté de la
presse n'est qu'un leurre. Les médias demeurent à
la botte du pouvoir politique. Ce n'est sans doute pas un hasard
si les positions officielles du Quai d'Orsay, notoirement pro-arabe,
coïncident avec la présentation médiatique
des faits