LA BATAILLE DE JÉNINE

 

La bataille de Jénine a déclenché une contreverse médiatique au cours de laquelle on a vu refleurir toute la panoplie des caricatures antisémites pour décrire les actions israëliennes. Cette bataille n’a pas été un massacre comme on a bien voulu le dire, et il est important de comprendre que la stratégie militaire palestinienne a consisté à entraîner l’armée israëlienne dans ce qui devait être un piège, car soit l’armée tentait de laisser Jénine en l’état et la ville devenait une souricière, soit elle perçait un corridor pour pouvoir manoeuvrer et ne pas se laisser enfermer, et Jénine devenait un piège médiatique. Ce piège médiatique a failli fonctionner, puisque les premiers observateurs de l’ONU envoyés sur place, visiblement jamais confrontés à un champ de bataille, ont protesté devant « l ‘étendue des dégats », alors que l’on sait depuis que la partie montrée sans cesse par les caméras pour illustrer le « désastre » de Jénine concerne un périmètre de 200 mètres carrés (témoignage, entre autres, par Bernard Henry Lévy), un peu comme on a pu voir, par le passé, les caméras européennes filmer la même rue de Hévron dans toutes les perspectives pour donner un sentiment de généralisation des émeutes dans cette ville.

Personne n’a commenté le fait que les images communiquées au monde occidental pendant le conflit émanait toutes et exclusivement de cameramen de l’Autorité palestinienne, et il aura fallu le film de tsahal montrant les fausses funérailles mises en scène par les Palestiniens pour que l’opinion européenne commence vaguement à réagir. Quelle fut la réalité de la bataille de Jénine, c’est ce que nous tenterons aujourd’hui d’expliquer.

 

 

I. Présentation du camp de Jénine

 

Le camp de Jénine était condamné à être une zone d’affrontements violents.

Etabli pour fournir des abris à une population de réfugiés en 1948, ce camp est habité par 14000 résidents, avec des rues où une voiture totyota peut à peine passer,  encore moins un tank.

Ce camp est le lieu d’une tradition nationaliste palestinienne virulente, dont les terroristes les plus célèbres sont issus.

Les Israëliens étant occupés à Ramallah et dans d’autres territoires pendant près d’une semaine avant d’entrer à Jénine, ils laissèrent involontairement amplement le temps aux Palestiniens de s’organiser. Les Palestiniens choisirent de se rassembler à Jénine qu’ils fortifièrent en attendant l’attaque israëlienne.

 

Les Palestiniens étaient sur leur propre terrain, une ville dont ils connaissaient les moindres recoins.

Le terrain est en pente, et les positions palestiniennes se trouvaient en haut du camp, leur conférant une position stratégique importante.

 

 

II. la Bataille de Jénine

Le général Gal Hirsch, qui a commandé l’opération de Jénine explique que le camp a été choisi par les forces palestiniennes pour combattre Israël parce que la configuration du camp était idéale pour une guerilla, et qu’il ne faut pas inverser le problème en accusant Israël d’avoir choisi ce lieu pour la scène des combats décisifs.

« Ce n’est pas le lieu d’un massacre, c’est le lieu d’une bataille » (très dure), et donc un lieu choisi en tout état de cause.

Le déroulement de la bataille suivit un ordre précis.

L’armée israëlienne prévint deux heures avant l’attaque qu’elle allait avancer sur Jénine,

L’encerclement de la ville fut progressif, en laissant pendant près de quatre heures une voie de sortie. Une partie de la population civile évacua jénine. Une partie (estimée à 11000 personnes sur 14000) décida de rester.

 

Le matin du 6 avril , les hélicoptères commencèrent par mitrailler les positions de tir palestiniennes. Les tireurs battirent progressivement en retraite, suivis par les tanks vers l’intérieur du camp.

 

Lorsque les tanks israëliens pénétrèrent dans Jénine, les combattants palestiniens battirent en retraite devant le feu, mais ils n’étaient pas vaincus. Le Hamas déclara à la radio palestinienne faire voeu de se battre jusqu’à la mort.

La 5e d’infanterie entra sur 4 points au nord, soutenue par un commando qui fut tué dans une embuscade ; la brigade des Golani entra par un point au sud, et la brigade israëlienne Namal entra en un point à l’ouest, laissant cependant toute la majeure partie ouest ouverte pour permettre aux civils de fuir.

Source de cette carte : Time Magazine

Les tanks israëliens entrèrent dans Jénine en ouvrant de fait une voie d’accès, tel un corridor d’entrée dans le camp.

Cette voie constituait le seul moyen militaire de ne pas transformer Jénine en souricière qui se serait refermée sur les soldats israëliens.

 

Puis les soldats opérèrent une fouille des maisons où se tenaient des terroristes, à pied, tuèrent selon les sources israëliennes 100 personnes environ, et arrêtèrent près de 700 personnes.

Les Palestiniens donnent comme chiffre officiel des victimes 500 personnes.

Les Israëliens ont perdu 23 soldats.

 

Dans cette bataille de rue, les combattants palestiniens ne cessaient de se réfugier d’une maison à l’autre, et il n’était pas rare que près de 60 hommes soient réfugiés dans une maison.

La dernière poche de résistance, le « groupe des 37 » se rendit lorsqu’’ils furent à cours de munitions.

 

III. L’enjeu de Jénine

Détruire le guépier du terrorisme et arrêter vivants un maximum de terroristes.

Aucun journaliste de la presse occidentale n’a remarqué que le nombre impressionant de prisonniers confirmait la volonté israëlienne d’éradiquer le terrorisme par le biais de l’intelligence service putôt que par la force. pourtant il est clair que le nombre de têtes de réseaux capturés et non abattus démontre cette volonté.

De ce point de vue, Jénine fut une victoire pas seulement militaire, mais une victoire à plus longt terme dans ce travail de démentellement. Nous ne publions ici que quelques unes des photos de chefs de réseaux terroristes arrêtés à Jénine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, l’armée israëlienne trouva, comme à Mouqatah, des réserves impressionantes d’armes de toutes sortes, d’explosifs et de matériel de terreur, comme par exemple des perruques utilisées par les teroristes pour se déguiser en femmes ou bien des ceintures d’explosifs utilisées par les bombes vivantes.

 

 

IV. La contreverse de Jénine

Jénine a été présentée par les médias comme un massacre, parce que les Palestiniens ont su présenter cette bataille comme inégale, et mettre en scène des cadavres de civils décédés bien avant qu’ils déterraient de leurs cimetières.

 

 

Les conditions extrémément problématiques

La bataille de Jénine vient après la bataille de Ramallah, où les « techniques » suivantes ont été essayées par les palestiniens

1)    Utilisation des ambulances du croissant rouge (cad pas celles de l’ONU) pour transporter des hommes armés et des munitions sur le front des combats

2)    Utilisation des cadavres, en les piégeant pour que les soldats israëliens soient tués en les déplaçant

3)    Utilisation de ceintures d’explosifs, activés par les « soladts palestiniesn » en train de se rendre

4)    Pièges placés dans les entrées des maisons, et déclenchés soit par un système automatique d’allumage, soit, comme dans le cas des 23 soldats du commando israëliens, par lancer d’une grenade dans la maison piégée. NB : l’équipe de secours venue secourir les blessé a été entiuèrement massacrée sans que personne ne trouve à redire à cet incident.

 

Pour faire face à ces conditions, les Israëliens ont donc dû malheureusement

1)    tirer sur les ambulances dont il était évident qu’elles ne venaient pas de ramasser des blessés, mais des hommes armés.

2)    obliger des Palestiniens à déplacer les corps des morts

3)    Faire frapper aux portes des voisins par les Palestiniens eux-mêmes, de sorte que les Palestiniens abandonnèrent la technique des portes piégées

4)    Faire sauter les portes des premières maisons d’un quartier quand personne n’acceptait d’en sortir, ce qui fit des victimes lorsque les gens se tenaient près de la porte.

 

 

IV Le symbole de Jénine

Dans l’esprit palestinien, Jénine est devenu un « Stalingrad du Moyen Orient ».

 

Les allégations palestiniennes sont en permanence contradictoires. Avant l’entrée des premiers journalistes dans Jénine, les Palestiniens parlaient de dizaines de corps laissés à pourrir dans les rues de la ville. Les premiers journalistes entrés dans le camp purent constater qu’il n’en était rien. On passa alors à la version des fosses communes hâtivement faites pour cacher des crimes de guerre. On recherche encore ces fosses communes. Par contre, la Cour Suprême israëlienne, elle, avait tout à fait officiellement interdit à l’armée d’enterrer les corps, jusqu’à ce qu’une commission ait lieu sur les événements.

Cette asymétrie de moralité n’a jamais retenu l’attention des journalistes, qui continuent à diffuser l’information selon laquelle Israël refuserait l’enquête proposée par l’ONU alors que l’enquête est bloquée par le refus de la commisssion d’enquête de l’ONU de joindre un militaire étranger, spécialiste de la guerre de guerilla à leur groupe.