Yona Dureau: Un film à ne pas manquer "La véritable histoire de Moïse": rediffusion Arte 28 avril à 15h15
La vague de désinformation orchestrée depuis cinq ans par les sources palestiniennes, les nouveaux chercheurs israëliens, et la presse allemande (Spiegel), a tenté de montrer l'histoire de la sortie d'Egypte, et par conséquent les sources bibliques elles-mêmes comme des sources erronées, voire imaginaires. Le Spiegel parlait l'an dernier de l'invention de Moïse, et de la falsification de l'histoire avec ladite période d'esclavage des Hébreux en Egypte. Ces déclarations se fondaient d'une part sur les recherches a priori opposées à la Torah dirigées en Israël par un groupe d'archéologues cherchant à prouver le peu de fiabilité de la Torah comme source historique, et de là à justifier le point de vue de la gauche israëlienne sur la rétrocession de territoires israëliens en dénigrant toute légitimité historique sur la terre d'Israël. Ce groupe d'archéologues et d'historiens trouva un public idéal parmi les écrivains de la propagande palestinienne qui étaient en quête d'argument pour réécrire l'histoire et nier la présence des Juifs en Israël dans l'Antiquité.
Or le programme diffusé par Arte - dont nous avons pu visionné
que la fin, malheureusement- nous semble un document d'une importance
vitale à plus d'un titre. D'une part il s'agit d'un documentaire
faisant le point sur toutes les découvertes historiques
et archéologiques les plus récentes concernant la
sortie d'Egypte et la présence des Hébreux parmi
les esclaves en Egypte. D'autre part, ce documentaire montre que
toutes les données bibliques se vérifient actuellement
à la lumière de ces dernières découvertes.
Ainsi, Daniel Stanley, du Smithsonian Institute, à new
York, explique que l'épisode de la plaie de l'obscurité
en Egypte s'explique parfaitement par le fait qu'un volcan grec,
à une prtée de 200 kms à vol d'oiseau de
l'Egypte, a connu une explosion et une irruption d'une intensité
si vive à la même période que ses cendres
ont dû, à l'instar de ce qui s'est passé pour
la ville de Pompeï dont les cendres ont voyagé avec
le vent sur des centaines de kilomètres, atteindre l'Egypte
et obscurcir le ciel. Son explosion a produit récemment
une colonne de fumée s'élevant à plusieurs
kilomètres au dessus de la mer, visibles donc depuis des
kilomètres, bien que la lave en dessous ne soit pas visible,
créant ainsi un phénomène inexplicale à
l'observateur lointain, et expliquant que les Hébreux l'aient
interprété comme une colonne divine protectrice
de leur sortie d'Egypte.
L'histoire de Moïse, souvent reléguée à
une réécriture d'une légende babylonienne
d'un prince abandonné sur le fleuve et sauvé par
une princesse, ne peut, selon les chercheurs actuels, s'apparenter
à une reprise pure et simple. En effet, l'orsqu'une légende
est importée d'une culture à une autre, on retrouve
de nombreux mots de la langue d'origine dans le texte de la culture
qui l'a adoptée. Ce n'est absolument pas le cas dans le
texte biblique, où on ne retrouve pas un seul mot babylonien.
Or si on procède à l'exament inverse, c'est-à-dire
à la vérification du texte hébraïque
vis-à-vis de son origine égyptienne qu'il affiche
et revendique, on constate que tous les mots clés de l'histoire
biblique sont d'origine égyptienne et on pû être
retrouvé en égyptien ancien grâce aux hiéroglypghes
(les hiéroglyphes fonctionnent selon deux systèmes,
indiqués précisément au bas de chaque cartouche:
1) le système d'idéograme, cad lorsqu'un idéograme
représente le pharaon, il est un mot de la phrase et on
le prononce pharaon en égyptien 2) le système syllabique:
l'idéograme "pharaon" est par exemple utilisé
pour constituer la premier syllabe d'un mot par sa première
syllabe, soit "pha", et un signe à la fin du
cartouche permet de savoir qu'il ne faut lire que la première
syllabe de chaque mot. C'est ce système qui a permis de
rapprocher l'Egyptien ancien d'une phase intermédiaire
de la langue, le Copte, et de savoir comment on prononçait
les mots). Ainsi, le mot clé Moshé signifie en Egyptien
"nouveau-né". Les mots clés de "roseau",
"corbeille" "berceau" "jonc" sont
tous des mots égyptiens, comme par exemple "souf"
qui se disait exactement de la même façon en Egyptien.
Pour les archéologues, c'est une preuve supplémentaire
de l'origine égyptienne des événements décrits.
De plus, poursuit un des archéologues, on constate que
certains éléments du texte n'auraient pas pû
être connu d'un scribe habitant Israël et non l'Egypte:
en Israël, et à Jérusalem, on construisait
les maisons en pierre. En Egypte, jusqu'à aujourd'hui,
les maisons étaient construites à l'aide de paille
et de boue, exactement comme le décrit le texte biblique,
lorsque les hébreux se plaignent à Moïse en
disant qu'il leur faut à présent aller chercher
la paille en plus de leur labeur pour fabriquer les briques.
Autre point majeur du texte, longtemps dénigré:
la ville de Ramsès, située sur le Nil, ancienne
capitale de l'Egypte. On a souvent identifié cette ville
à Tanis, et toutes les descriptions bibliques paraissaient
alors exaggérés et erronées. Les 500 chars
décrits par le midrash paraissaient un délire collectif,
aucun archéologue n'ayant jamais trouvé plus de
un ou deux chars dans les villes explorées, aucune peinture
ancienne ne décrivant d'armées de chars égyptiens.
Puis, récemment, des chercheurs se sont aperçus
que l'un des affluents du Nil, sur la branche Est du fleuve, s'était
asséché au cours des siècles. Ils ont alors
porté leur recherche sur le lit de cet affluent, et ont
effectivement trouvé une ville oubliée, où
se trouvait dressée une immense statue de Ramsès,
ce qui laisse à penser que tel était effectivement
le nom de la ville, portant le nom du Pharaon comme cette statue.
Or dans cette ville, on trouve des écuries pouvant abriter
600 chevaux, avec dans chacune des écuries, un char...
Les mines de Topaz et les bâtiments proches portent des
inscriptions en hébreu anciens qui témoignent de
la présence d'esclaves hébreux, mais qui de plus
remettent totalement en question l'image stéréotypée
des archéologues qui voyaient en eux une population ignare:
on découvre que les esclaves hébreux étaient
lettrés, qu'ils savaient lire et écrire...
Enfin, une pierre découverte par Daniel Stanley dans le
désert porte un dessin des tables de la loi avec des caractères
hébraïques anciens...
Bref, la recherche n'est
pas terminée, et nous permet aussi de redécouvrir
avec émotion que le texte de notre tradition était
bien plus précis que ne voulaient le croire les historiens.