Les accords d'Oslo de 1993 prévoyaient
qu'une force de sécurité palestinienne serait mise
en place, comprenant 15 OOO fusils et pistolets, 240 fusils mitraileurs,
des véhicules blindés. Cette force de sécurité
devait selon les textes se limiter à 9000 hommes.
En juin 1995, le ministre de la police intérieure Moshe
Sharar dévoilait que les Palestiniens avaient alors à
leur disposition 19 000 hommes, soit 10 000 hommes de plus que
permis par les accords d'Oslo. le gouvernement israëlien
commença à peu près simultanément
à établir des bulletins de presse sur les violations
palestiniennes des accords d'Oslo, et publia dans l'un de ces
communiqués il y a deux ans que les Palestiniens avaient
multiplié par dix le nombre originellement autorisé
d'armes légères, selon les estimations des services
de sécurité d'Israël.
Puis il y eut l'affaire des tunnels. Cinq tunnels de trois mètres
de haut creusés par les Palestiniens entre la bande de
Gaza et l'Egypte, découverts par Tsahal, furent explosés
en présence de l'ambassadeur d'Egypte en 1997.
Le quotidien El Pais, qui avait à cette occasion interviewé
anonymement un général de l'armée israëlienne
rapportait ses parole "avec les missiles anti-chars qu'ils
on maintenant, cela signfie qu'en cas d'émeute, il faudra
envoyer le char Merkava à Gaza, car c'est le seul qui résistera,
et le Merkhava à Gaza, ça va faire des dégats..."
Les Palestiniens ont en effet acquis des missiles anti-chars,
des M-16, dont ils n'hésitèrent pas à se
servir à Nablus contre les soldats israëliens protégant
le tombeau de Joseph, des fusils égyptiens, des Kalashnikovs,
et des armes de tout genre, récupérés depuis
les conflits de 1930 jusqu'à nos jours, ou des armes modernes
volées aux officiers de réserve israëliens,
achetées auprès des soldats bédouins après
leur service, fabriquées parfois dans des hangars de fortune
à Gaza.
La BBC a révélé le 30.12.2000 que selon son
enquête, les Palestiniens disposaient à présent
de 42000 soldats armés et entraînés.
Toutes ces armes ne comptent pas celles que l'on pense avoir été
entrées en contrebande par l'avion personnel de Yasser
Arafat, vers lequel se précipite tout le personnel de sol
de l'aéroport de Gaza à chaque atterissage, ni les
armes lourdes pour lesquelles ont été construits
les tunnels de 3 mètres de haut. Il faut en effet rappeller
que le réarmement égyptien, qui s'est effectué
simultanément sous l'égide américaine dépasse
plusieurs milliards de dollars d'armes, dont il serait étonnant
de ne pas retrouver trace de ce côté de la frontière.
Les armes légères, désormais innombrables,
continuent d'entrer librement en Israël par des tunnels de
taille d'homme, creusés depuis le salon de Pelstiniens
vivant proche de la frontière égyptienne, et débouchant
de l'autre côté de la frontière, en Egypte.
Ces tunnels, et leurs percées, sont à présents
incontrôlables, ainsi que témoigne un officier de
l'armée israëlienne. Creusés à l'abri
des regards, ils utilisent des futs vides de pétrole dont
on a ôté les extrémités, et permettent
un transit libre d'armes légères.
Ces armes, dit-on du côté des forces de sécurité
israëliennes, sont stockées par Arafat pour faire
face à une tentative de reprise de territoire par Israël.
La situation actuelle, qui laisse plutôt penser que la guerre
éclatera de toute façon entre les deux partis, (pour
des raisons tenant autant aux conflits internes de l'Autorité
Palestinienne qu'aux velleités les plus extrémistes
des Palestiniens pour qui seule la totalité d'Israël
sera une part suffisante), esquisse une utilisation plus directe
de cette artillerie en vue d'un conflit de guerilla contre tout
Israël, où tout soldat piéton palestinien pourra
tirer sur la population isarëlienne, alors que les armes
lourdes contre-attaqueront à la defense militaire de Tsahal.
La réelle question qui demeure est donc de savoir s'il
est souhaitable de diviser Jérusalem dans un tel contexte,
en affaiblissant encore la position stratégique de cette
ville désormais entourée de territoires sous contrôle
palestinien.