Yona Dureau: Un article peut en cacher un autre...

 

Lors de notre enquête sur les liens existant entre les Nazis et l'OLP actuellement, notre attention fut attirée , le 25 mai 2001, par la photo du journal nazi montrant un "Panzer" palestinien en feu que s'efforçaient d'éteindre les "forces de sécurité palestiniennes". Un "Panzer" ? Un tank? un véhicule blindé ? le mot était ambigüe.
L'information suspecte, mais digne d'être vérifiée.
En effet, Alliance publia dès 1997 le fait que Tsahal avait fait exploser cinq tunnels de trois mètres de haut que les Palestiniens avaient creusé entre Gaza et l'Egypte.
Qui dit Egypte dit puissance ayant réarmé pour 40 milliards de dollars depuis dix ans, auprès des Américains, et puissance amie des Palestiniens.
Qui dit tunnel de trois mètres de haut dit tunnel destiné au passage d'armes lourdes, et non pas seulement des kalashniskovs...
Photo suspecte, information tronquée... Officiellement, aucun tank israëlien n'était à Gaza en mai, ..Et pourquoi les Palestiniens se soucieraient-ils d'un tank israëlien en feu lorsque celui-ci est visiblement distant de toute habitation...
Coup de téléphone au porte-parole de l'armée israëlienne : y-avait-il des tanks israëliens à Gaza en mai. J'ai une photo suspecte...montrant un "panzer" embrasé, que tentent d'éteindre des Palestiniens...
"Il n'y avait aucun tank israëlien le 25 mai à Gaza, ni avant, ni après l'attaque israëlienne..."
"Alors à qui appartient ce... "panzer"? Aux Palestiniens?..."
"On vous rappellera"
Rappel.
"Quel est votre journal? Pourquoi voulez-vous savoir cette information ?"
"Parce que si l'attaque israëlienne à Gaza visait des tanks, le monde comprendra mieux le besoin de cette intervention. Si ce n'est pas un tank, c'est un véhicule blindé. Les Palestiniens ont-ils des véhicules blindés?"
"les Palestiniens ont effectivement en leur possession des véhicules blindés, entrés clandestinement à Gaza. Concernant la posibilité que ce soit un tank, peut-être. Mais je n'ai pas le droit de vous dire que les Palestiniens ont des tanks."
"Vous comprenez le sens de ma question cependant?"
"Tout à fait. Ce n'est pas un tank israëlien, et je n'ai pas le droit de dire que les Palestiniens ont des tanks".
Cette conversation surréaliste avait lieu il y a quelques jours à Jérusalem.
On verra dans notre prochain dossier, que ces réponses prennent sens dans un contexte général d'ordres précis reçus par les porte-paroles de l'armée visant à maintenir leur fonction hors de toute influence politique possible.
Dans le cas présent, l'information avait visiblement une importance cruciale car elle justifiait l'intervention israëlienne à Gaza, et brisait l'image du Palestinien se battant contre les armes israëliennes avec des pierres.
Or dans la situation ultra-sensible du gouvernement israëlien d'une part, en équilibre fragile entre la droite et la gauche, et des négociations forcées menées par M. Peres, une telle information aurait brisé toute une série de status quo et déclenché de nombreuses réactions en chaîne...
De sorte que des informations pouvant défendre l'image d'Israël sont paradoxalement cachées si elles compromettent trop l'image des Palestiniens et la possibilité de mener des négociations avec eux de façon crédible.