Yona Dureau: La guerre est déclarée, ou comment les mouvements laïcs mettent tous les moyens en oeuvre contre les yishouvims juifs en Israël

Les mouvements de la gauche israëlienne ont commencé à organiser une gigantesque campagne visant à convaincre l'opinion israëlienne et internationale de la nécessité de démanteler les implantations juives. Cette campagne, qui se présente ouvertement comme une campagne de propagande visant à manipuler l'opinion publique, a déjà reçu des fonds versés apparemment très discrétement par l'Union Européene. Cette actualité nous amène à faire le point sur l'histoire des yishouvims, leur situation au sein des accords d'Oslo, le double jeu des accords secrets d'Oslo, et l'importance réelle des yishouvims dans l'équilibre géo-politique israëlo-palestinien. Nous terminerons notre analyse par l'hypothèse en miroir d'une évacuation complète des Arabes résidant en territoire israëlien afin de montrer la dimension inacceptable du concept de territoires vides de Juifs.

I. L'Histoire des yishouvims
II. Les Yishouvims et les Accords d'Oslo/ et les accords secrets
III. L'importance géo-stratégique des yishouvim
I
V. Les territoires vides de Juifs: des territoires vides d'Arabes
V. La Campagne de Shalom Archav

 

I. L'Histoire des yishouvims

Les "yishouvim", ainsi que leur nom l'indique, sont des établissements", des bases d'habitations, plutôt que des "implantations". Les yishouvim ont tout d'abord été développés avec des kibbutzim, dans le but de développer certes la présence juive en Israël, mais aussi de prôner le développement d'un modèle de vie socialiste. Les Juifs allemands en particulier, avaient vu dans le kibbutz une voie de développement d'une fraternité ouvrière international, et ils constatèrent avec consternation que le développement des agricoles chez les Juifs, déclencha des affrontements avec les populations arabes environnantes qui perdaient leurs emplois de travailleurs agricoles. Dans l'esprit de ces juifs, il ne fallait pas que le Juif ne participe pas autant que l'Arabe aux travaux manuels. dans la pratique, cette organisation enlevait du travail aux Arabes. Les premières organisations des kibbutzims étaient donc une entreprise de gauche, et une entreprise qui serait qualifiée d'impérialiste aujourd'hui, mais dont on ne parle jamais en ces termes en Israël, puisque les médias sont de gauche, 97% des banquiers sont de gauche, la nomenclature entière du pays est de gauche. Cette situation explique aussi que les kibbutzim, même fortunés et ayant réussi, ne payent jamais leurs dettes auprès des banques: ils sont l'enfant chéri d'un système qui n'a changé qu'en surface.
Néanmoins, la gauche elle-même feint d'oublier qu'elle a elle-même engendré ces enfants monstrueux, car certains kibbutzim ont le tord d'être des kibbutzim religieux, et cependant dépendant de la même coopérative économique que les kibbutzim laïcs. Comment pourfendre l'hydre sans enfoncer un pieu en son propre sein? Comment de plus condamner le principe de l'implantation, qui, parti des kibbutzim, étendu aux moshavim (coopératives plus libertaires où les membres ne partagent que les outils de travail), puis dissocié d'une certaine idéologie communautaire en vint à prendre la forme plus récente des yishouvim: installation sauvage de quelques caravanes sur un terrain vide. Arrivée de camions d'eau pourvus par l'armée le lendemain, ainsi que de générateur. Construction en dur au bout de quelques semaines à peine.
Mais il faut avoir l'honêteté de dire que cette forme de yishouvim plus agressive, plus impérialiste et moins enrobée d'idéologie socialiste se développa autant sous les gouvernements de gauche que les gouvernements de droite en Israël, et selon des principes politiques souvent méconnus à l'extérieur d'Israël. Nous reviendrons qur les principes qui ont guidé la politique des yishouvim en laissant le lecteur libre de se faire sa propre opinion, mais le fait que la gauche cherche depuis quelques années à présenter le phénomène des implantations comme un phénomène de la droite religieuse est une contre-vérité historique propagandiste.
Dans les années 1960, Israël vécut comme toute l'Europe une période hyppie, parallèle à un renouveau religieux intense. Resituer ces deux tendances dans le temps permet d'en percevoir la complexité, car de nombreux membres des mouvements religieux de cette période sont originellement des "babas-cools", que la vie de groupe interpelle, alors que d'autres sont depuis plus longtemps des "rozrei bétshouva", des gens revenus à la religion de façon plus classique, et que l'on trouve enfin en leur sein des Juifs orthodoxes que la croissance d'Israël enthousiaste, et qui interprètent cette période comme une période messianique où tous les signes précurseurs de l'arrivée du messie apparaissent. La survie même d'Israël dans des situations d'attaques militaires arabes en surnombre est un signe de l'arrivée des temps, enjoignant le peuple à s'unir, à se réjouir sur cette terre d'Israël, à accepter son prochain tel qu'il est. Les individus les plus classiques du monde religieux sont donc prêts à admettre les Juifs babas cools, exception faite sans doute des milieux ultra-orthodoxes qui refusent toujours d'admettre l'existence de l'Etat d'Israël. C'est dans ce climat général que la personalité du rav Kook intervient, et son enseignement. pour le Rav Kook, tout Juif participe malgré lui au plan divin dès lors qu'il met le pied sur la terre qui le concerne, sur la terre d'Israël. "Des brigands ont détruit mon Temple, des brigands le reconstruiront", dit-il en citant le Talmud. "Regardez, même les socialistes les plus durs du KKL n'ont pas sû ce qu'ils faisaient lorsqu'ils ont planté des arbres en Judée Samarie: c'est le seul signe sur lequel s'accordent les Sages du talmud pour dire que les temps messianiques ont commencé." Le Rav Kook enjoint donc les membres du Goush Emounim, proches de son enseignement, à poursuivre le mouvement commencé par la gauche israëlienne, et à s'installer dans la terre originaire de la Judée Samarie.
Des lieux particuliers comme Hebron prennent parallèlement une importance particulière, à la lumière d'une nouvelle logique politique de l'implantation. Hebron était en efet un lieu de cohabitation juuive et arabe exceptionelle, jusqu'à ce que le grand Moufti de Jérusalem donne en 1925 l'ordre aux Arabes de massacrer les Juifs. La population juive de Hebron est décimée, à coups de machettes, hommes femmes et enfants, dans les cironstances les plus horribles, et dans la surprise générale puisque les Juifs ne s'attendent pas à être attaqués par leurs amis, leurs employés, leurs voisins de toujours. Au massacre, les Juifs décident de répondre par la persistance, voire le développement de leur habitation en un lieu. Il ne faut pas, disent-ils, céder à la violence, ce qui entraînerait toujours plus de violence. Cette logique, qui explique que Hebron, reprise en 1948, ait été immédiatement réhabitée par des Juifs, est la logique fondatrice de la politique d'implantation en réponse à l'agression.
Le dernier type d'implantation, le plus condamné par les médias européens, mais aussi le moins compris, car les médias ont savament joué pour ne pas mettre en évidence cette logique, en particulier lors du gouvernement Barak. Pourtant, il aurait été important de mettre en évidence un principe de résistance non violente en profitant de la présence de ce gouvernement de gauche. Depuis plus de dix ans, chaque massacre arabe a été suivi de l'établissement d'une nouvelle implantation, le plus souvent symbolique ou minime, parfois momentanée, toujours décriée. pourtant, dans l'esprit du gouvernement israëlien, c'était là le seul moyen d'opérer une pression diplomatique sur les Palestiniens en réponse à chaque bombe meurtrière, et sans répondre à cette violence par une autre violence. Le message était simple: "si vous ne voulez pas discuter, et que vous posiez des bombes, nous nous installerons partout, jusqu'à ce que vous acceptiez de discuter."
Cette logique explique aussi que la politique des implantations n'ait pas été conçue par les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, comme en contradiction fondamentale avec le processus des accords de paix. De même que Yasser Arafat exeçait une pression par la terreur, le gouvernement israëlien exerçait en réponse une pression par les implantations, la justification supplémentaire étant que ces terres n'avaient pas encore été accordées ou non à l'un ou l'autre partie, de sorte que du point de vue du droit international et de la Convention de Genève en particulier, ces terres étaient israëliennes en vertu du "droit de conquête" de terres prises lors d'un combat par un pays agressé sur le pays agresseur.


II. Les Yishouvims et les Accords d'Oslo/ et les accords secrets


La question politique des yishouvim ressurgit à la surface sous un jour nouveau pour ne pas dire noirci, au tout début des accords d'Oslo. On assistait à une mise en scène très élaborée, avec en particulier une sortie de documents d'archives de la fille de Moshé Dayan, qui entendait prouver que son père avait toujours eu l'intention de rendre ces territoires des yishouvim, et en particulier ceux du Golan, mais que les agriculteurs, ces hommes primitifs attachés à la terre, n'avaient cessé de faire pression sur le gouvernement israëlien pour garder ces terres riches et grasses. Et personne ne se leva pour commenter le racisme social qui imbibait ces paroles, personne pour condamner le mépris avec lequel on parlait des agriculteurs. Si une femme de gauche parlait ainsi, c'est parce qu'elle devait avoir ses raisons...
Personne non plus pour se demander pourquoi on mettait tout en oeuvre pour soudain dépeindre les territoires pris en temps de guerre comme si gênants, les implantations comme des impedimenta insupportables, le scrupule au sens original du terme, le caillou dans la chausse du légionaire romain.
Les Yishouvim gênaient parce que le gouvernement Peres-Rabin avait accordé plus aux Palestiniens qu'ils n'avaient osé le dire et le présenter à la Knesset. Alors que les accords d'Oslo ne parlaient que de donner Gaza et une partie de la Cisjordanie à l'Autorité palestinienne, il est clair que les Palestiniens attendaient plus parce qu'on leur avait promis plus. Plusieurs gaffes de Rabin, de Lévy, et de Peres trahissaient alors un double langage dans lequel ils se perdaient eux-mêmes. David Lévy parlait de "retrait israëlien" de Hebron. Le terme exact des accords d'Oslo était "redéploiement". Qui dit retrait dit abandon de la ville. pourquoi une telle erreur sinon parce que le texte qui était passé au vote à la Knesset n'était pas la réalité des accords, et que l'on avait bien promis plus à Arafat. Les accords prévoyaient un "accord de Hébron" scellant la reconnaissance par l'Autorité palestinienne de l'application des accords d'Oslo sur la question de cette ville. L'accord de Hebron permit à Arafat d'obtenir en plus du redéploiement prévu la libération de 30 femmes palestiniennes qui avaient tué des Israëliens... Pourquoi Natanyahou avait-il cédé, sinon parce qu'il n'avait pas le choix. Officiellement, il avait perdu cette bataille. dans la réalité, Natanyahou avait conservé Hébron à Israël...
Ces promesses de Gascon de Peres et Rabin les avaient incité à tout faire pour créer une situation propice à ce qui a été appellé en politique la "tactique Kissinger". On signe des accords secrets, puis on les applique, et enfin on les révèle lorsuqe tout a marché. 1e phase, rabin et Peres signent des accords secrets. 2e phase: il faut parvenir à évacuer des territoires pourtant habités par des Juifs, et alors qu'aucun texte officiel ne prévoit leur évacuation. Comment résoudre ce dilemne? Uri Eisenstein, journaliste au Jerusalem Post, a montré dans son livre interdit en Israël, Crime d'Etat, que Rabin et Peres se lancent alors dans une série d'opérations visant à manipuler l'opinion publique en particulier contre les yishouvim. Eisentstein, journaliste de gauche, laïc, faut-il le préciser, mais honête, a prouvé que l'événement du massacre de la mosquée de Hébron est une macabre mise en scène visant à faire condamner l'image du Juif religieux par la population israëlienne. Dix opérations semblables ont lieu avant celle de l'assassinat de Rabin. On va jusqu'à interviewer des Palestiniens qui portent encore sur eux les marques du passage à tabac opéré par les sbires d'Arafat pour qu'ils disent ce qu'ils doivent dirent... le livre d'Eisenstein est décidément un livre à lire...
Tout cela, en résumé, nous amène progressivement à une situation où l'on tente de faire croire à la population israëlienne que le véritable ennemi est le Juif religieux du yishouv, cette double caractérisation permettant de cibler les yishouvim que l'on souhaite évacuer d'urgence...
Mais cette politique ne parvient pas totalement à ses fins, car si on a réussi à opposer tragiquement religieux et laïcs, les yishouvim s'organisent, montrent une retenue exceptionnelle sous les violences arabes, et résistent aux pressions gouvernementales...
Mais qu'en est-il de l'importance réelle des yishouvim. pourquoi, au fond, tenir à garder ces territoires?


III. L'importance géo-stratégique des yishouvim


Israël n'est pas un pays stable situé dans une région stable. Ce premier point est la règle d'or des mesures de précaution nécessaires à tout accord, et il est fondamentalement ridicule de vouloir en parler comme s'il s'agissait d'un pays européen comme la Suisse. Par conséquent, quand bien même Yasser Arafat aurait réellement démontré sa volonté de paix, Israël doit établir sa politique en prenant en compte la possibilité de renversement de pouvoir au sein du camp palestinien.
Dans ces conditions, il n'est pas inutile de considérer la dimension militaire et stratégique des yishouvim. De nombreux yishouvim jouent le rôle de postes avancés et de gardes des grandes villes comme des routes. Sans Efrat, Tekoa, la route de Hébron aurait été semblable à la traversée d'un défilé surplombé par des ennemis, transformant la jonction avec Jérusalem en entreprise de voyage dans le far west. Historiquement, Jérusalem doit sa survie lors de la guerre d'Indépendance à la résistance, puis au sacrifice du kibbutz et yishouv de Kfar Etzion, ce "yishouv" honni dont l'un des conducteurs a été tué récemment. Si Kar Etzion, qui protège la route de Jérusalem était tombé, Jérusalem tombait. Les Palestiniens le savent fort bien, et ils n'nont pas attendu la dernière intifadah pour attaquer régulièrement les véhicules en route pour ce yishouv, comme par exemple en 1985, lorsque le chauffeur d'un bus egged parvint, mourant, à rallier le kibbutz avec son bus d'enfants mitraillés par les Palestiniens.
De façon strictement objective, les yishouvim protègent le reste du pays, et en particulier les grandes agglomérations, même la banlieue de Tel Aviv dont l'arrière-pays est tout de même constitué par une partie de ces implantations. Les citadins de gauche peuvent bien faire les jolis-coeurs grâce à ces sales citoyens religieux qui, en attendant, protègent leurs arrières...
Politiquement, la tenue des yishouvim revêt aussi un caractère exemplaire qui ne doit pas être négligé. Evacuer les yishouvim, c'est dire en d'autres termes, que cette terre n'est pas israëlienne, et donc renoncer à des droits que donne la Convention de Genève à l'agressé, et que les Palestiniens ont toujours nié, en oubliant qu'ils avaient été agresseurs... Autrement dit, c'est s'associer à son agresseur et s'identifier à lui...
Cela ne signifie pas que tout terrain israëlien devant être cédé aux Palestiniens et l'ayant été doit être repris. Cela signifie qu'il est temps que les Juifs et les Israëliens prennent conscience qu'il y a aussi des limites à l'appétit palestinien et au sentiment de culpabilité israëlien. Les Juifs aussi ont le droit d'exister, et d'avoir leur pays, et cela suffit d'endosser le discours de l'ennemi au point de douter de son propre droit à l'existence.
Le paradoxe et le danger supplémentaire, c'est que la Judée et la Samarie, lieux historiques de la présence hébraïque, sont présentées comme des lieux de légitimité arabe. Renoncer aux yishouvim, c'est aussi se mettre dans la position où des lieux moins légitimés par l'histoire juive que les lieux des yishouvim seront à leur tour revendiqués...
Il faut ainsi dénoncer le caractère odieux d'accords inégaux, concédant des droits aux Palestiniens sans équivalent pour les Israëliens.

IV. Les territoires vides de Juifs: des territoires vides d'Arabes


Les Palestiniens ont fait admettre au monde occidental tout entier la validité de leur revendication de territoires qui seraient vidés de leurs Juifs. C'est un scandale, d'autant plus qu'il s'agit là d'une reprise intégrale d'une thème antisémite nazi, prônant la liquidation des juifs de territoires réservés à l'Allemagne.
Pour prendre la mesure de cette revendication scandaleuse, il suffit d'en inverser les termes, et vous verrez alors hurler toute la gauche israëlienne et toute la société politiquement correcte européene: vidons les territoires israëliens de tous les Arabes y résidant!
Cette imossibilité à inverser le théorème, à le mettre sur un pied d'inégalité démontre:
1. à quel point les Juifs et les Israëliens sont capables de défendre un dossier d'autrui, qu'il trouveraient indéfendables dans leur propre cas.
2. combine les accords d'Oslo sont fondamentalement pervers dans leur vision du monde.
3. la réelle préoccupation palestinienne n'est pas tant de construire un état viable que de conquérir le maximum de territoire par toutes les voies, en commençant par la voie diplomatique, avant d'entamer la phase militaire: lorsque les yishouvim seront évacués, la défense israëlienne aura été baissée au plus bas, et la phase militaire annoncée par Arafat pourra être déclenchée.

V. La Campagne de Shalom Archav


C'est dans ce contexte que la campagne de la gauche israëlienne, Shalom Archav, soutenue par le mouvement américain correspondant, "American for Peace Now", et par Radio Shalom, qui nous rabat les oreilles avec une lecture édulcorée du catastrophique rapport Mitchell, va surgir sur toutes les ondes et chaînes de télévision, pour vous convaincre que les yishouvim sont la cause première des affrontements. Il serait temps de répondre à ces grands délirants pathologiques qui s'identifient avec leur adversaire, et de commencer à nous défendre. Les feuilles du memorandum distribuées le 7 mai à un staff meeting de l'hôtel Crown Plaza à Jérusalem mettent en place un plan de campagne anti yishouv "settlement campaign", qui dispose d'ores et déjà de 200 000 $ versés par l'American for Peace Now, et de 50 000$ versés par l'Union Européene.
Vous, nous tous, allons être abreuvés d'une propagande infecte, divisant un peu plus le peuple israèlien, et visant une fois de plus à faire la politique de Yasser Arafat alors qu'Israël vit déjà un état de guerre gravissime.

DE PLUS : AU NOM DE QUEL DROIT L'UNION EUROPÉENE, DONT LA COMMISSION EST CHARGÉE DE MISSION D'ENTRAIDE DE PEUPLE À PEUPLE, S'EST ELLE JUGÉE AUTORISÉE À AIDER UN PARTI POLITIQUE ET A FAIRE INGÉRENCE DANS LA POLITIQUE ISRAELIENNE ?

Nous vous appellons donc à la vigilance face à cette campagne de désinformation,