Le vendredi 20 décembre 2002 à 20h00
Culture Jamming autour du projet Ya Salam
Chapelle des Lombards
19, rue de Lappe - 75011 Paris - M° Bastille
Tél. : 01 43 57 24 24 - 10

http://sara/alexander.free.fr
Album photos
Extraits de son nouveau CD "Café Turc" en Quick Time

Pour finir l'année en beauté, une soirée tout en improvisation et en dialogue de sonorités, cultures et sensibilité, comme n'en connaissent habituellement que les intimes de la scène musicale.

Autour de Sara Alexander et de son projet métisse "Ya salam", une dizaine de solistes jazz et musique du monde se réunissent pour partager musiques et bonheur d'être ensemble.

Avec :
Sara alexander : chant, accordéon
Anello Capuano : oud, mandoline
Philippe Briegh: clarinette, violon
Manu Lehouezec : flûte, saxophones
Pierre Rigopoulos : percussions
Stephen Bedrossian: contrebasse
Haroun Teboul : chant, neys, tembour
Lahouari Benedjadi : chant, guembri, bendir

et de nombreux invités surprises

Info presse : 06 60 67 47 58

 
Israélienne aux origines mêlées (juive, tzigane, roumaine et turque), chanteuse engagée connue pour son long parcours en faveur de la paix au Proche-Orient, Sara Alexander laisserait presque oublier qu'elle est avant tout une artiste accomplie et une prodigieuse accordéoniste.
 
Née à Jérusalem, dans la rue frontière qui sépare la ville, Sara Alexander grandit au kibboutz Eïn Carmel, non loin de Haïfa.
Remarquée très tôt pour son talent (ler prix d'accordéon du conservatoire de Haïfa), elle parcourt bientôt tout Israël, l'accordéon sur l'épaule pour animer les soirées des autres kibboutz et villages.
Entre 1960 et 62, durant son service militaire, elle fait partie de la troupe artistique la plus renommée d'Israël
 
Leakat Ha Nachal Elle connaît ses premiers succès artistiques à Tel-Aviv en 1965 comme musicienne, comédienne et chanteuse, et enregistre un premier disque avec le groupe "Les Sept Espèces".
A la suite de la Guerre des Six Jours, âgée alors de 25 ans, Sara Alexander quitte Israël et s'installe en Provence. Alors qu'elle délaisse l'accordéon pour la guitare, elle commence à écrire texte et musique pour porter haut et fort son profond désir de paix.
Sara développe rapidement un répertoire original, nourri d'influences balkaniques, orientales et jazz, écrit en hébreu.
En 1979, elle enregistre à Marseille son premier album personnel, &laqno;Shalom-Salam», sur le Bateau de la Paix de l'activiste israélien Abe Nathan.
De l'Europe de l'Est aux États-Unis, du Maroc à la Scandinavie, on la rencontre alors sur toutes les grandes scènes internationales aux côtés d'artistes tels que Joan Baez, Leonard Cohen, Ivry Gitlis, Miguel-Angel Estrella ... ou, pour le monde arabo-musulman, Mahmoud Darwish, Marcel Khlife, Hedi Guella, Sabreen ...
 
En 1984 et 85, avec le Palestinien Imad Saleh, Sara sillonne l'Europe et les États-Unis, au profit de plusieurs organisations de dialogue judéo-arabe.
Sans relâche, elle anime de nombreuses rencontres, participe à de nombreux galas sous l'égide d'organisations telles que : la Fondation France Libertés, l'Association France Palestine, le Progressist Party for Peace (Israël) ou le Civil Rights Movement (USA), l'Université Euro-arabe Itinérante (artistes au service de la paix, en l'honneur de Lord Yehudî Menuhin), Musique Espérance, l'UNESCO ... Au plus fort de l'Intifada, elle est à l'Université Palestinienne de Bir Zeit, dans les camps de réfugiés de Jéricho ... Elle est aussi la première artiste israélienne à se produire dans un pays du Maghreb (Festival de Marrakech - 1986) ...
 
A cette même époque, après avoir abandonné près de 15 ans l'accordéon, elle retrouve son instrument de prédilection et crée un nouveau répertoire aux couleurs p roche-ori enta les, balkaniques et tziganes. Cela lui vaut, entre autres, d'être en 1990 l'invité d'honneur du groupe Kali Yag pour le premier festival de musique tzigane de Budapest et de participer en 1995 à la création méditerranéenne &laqno;Ballade pour une mer qui chante» du leader du groupe "Vent d'Est", Michel Montanaro.
 
Avec le début du processus de paix israélo-palestinien, Sara Alexander a retrouvé Israël et partage désormais son temps entre Paris et Jérusalem. A l'initiative de la création de l'association de rapprochement culturel "Passerelles pour le Dialogue", elle chantait encore au printemps 1996 - aux côtés d'artistes palestiniens - à Jérusalem et dans les camps de réfugiés de Cisjordanie.
Militante infatigable, ambassadrice incontestable de la paix, Sara Alexander est de surcroît une interprète remarquable ainsi qu'une figure majeure de la modernité des musiques orientales.
 
Discographie :
Ashquelon (1971) - Shalom-Salarn (1980) - Nomade de l'Espoir (1984) - Rêves et Révoltes (1991) - Hamsin (1996) - Erga (Il 998)

Bibliographie : "Urgence d'aimer" , "Shalom! Salam!" (Editions Salvator - 1999)
 


"Café Turc" , l'album de Sara Alexander, propose un répertoire aux couleurs de 1a Méditerranée Orientale, tout en allégresse et en nostalgie.
 Café Turc
 Madré

 

Mêlant accents slaves et mélopées orientales, imposant un style occidental aux musique turques, empruntant les rythmes impairs des tziganes, "Café Turc" transgresse les frontières et réhabilite l'ancestrale mémoire ottomane.
Unis par une profonde complicité humaine et musicale, chant et accordéon, percussion (zârb, darbouka, req, daf, davûl), cuivres, mandoline, oud, clarinette et violon créent des compositions originales inspirées de la Méditerranée Orientale, réinventent les chansons des années 30 évo quant l'Orient rêvé avant la création dIsraël (Orkha Ba Midbar), les Taqsims ottomans ou les danse du Machrek (Sabar: figue de Barbarie en arabe et hébreu, fruit épineux et doux, symbole d'obsti nation et de patience).
 
Sara Alexander, la compositrice, reste ici fidèle à sa double influence musicale : celle de se premières années de conservatoire en Israël où elle s'est initiée à la musique orientale en mêm temps qu'elle recevait une formation occidentale en matière de composition et d'harmonie; cell de ses 20 années de pérégrination autour de la Méditerranée qui lui firent pousser de nouvelle racines.
 
Sara Alexander, l'auteur, fait place dans &laqno;Café Turc» à la nostalgie, aux doutes, mais aussi la joie et la douceur. Ses textes en hébreu irradient d'une flamme dansante et incandescente, celle de la vie.
 
Enfin, Sara Alexander, l'interprète, possède une voix puissante et chaleureuse, "de père haut bois et de mère violoncelle", avec ce contre-alto typique des chanteuses de la Méditerranée.
 
Au final, "Café Turc" est la rencontre imaginaire de musiciens juifs, tziganes, turcs ... ... le soir tard dans les cafés de Bebek, à Istanbul entre orient et balkans.
 
Contact Jean Dupré : 33 (0) 6 60 67 47 58
 
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