Solly Lévy, humoriste québécois d'origine marocaine, présente son

spectacle d'humour sépharade intitulé SOLLYLOQUES COMMUNAUTAIRES

le samedi 9 octobre à 21 h

et le dimanche 10 octobre à 16 h 30

 
A l'Espace Rachi
39, rue Broca
Paris
 
Tél.: 01 42 17 10 36
 
1210, Haendel
Laval (Québec)
H7W 3A2

Notes sur le one-man show "Sollyloques communautaires, une déclaration
d'humour de Solly Lévy".
Ce spectacle a été présenté à Montréal en 1997, à Toronto en 1998 et à Nice
la même année, au MAMAC (Musée de l'art moderne et de l'art contemporain) avec, comme invité d'honneur, Michel Boujenah.
Il s'agit d'une pseudo-conférence burlesque sur quelques aspects de la vie
des juifs nord-africains installés en Amérique du Nord, et plus
particulièrement à Montréal. Le spectacle dure approximativement 1 heure 40 (un peu plus de 5 heures si on compte les rires, les rappels et les
applaudissements).
 
Le personnage de base est haut en couleur. Il s'exprime avec un fort accent
nord-africain dans un français plutôt approximatif, truffé d'anglicismes,
de fautes de syntaxe, de barbarismes, de faux-sens, de contresens,
d'impropriétés, etc. Son ignorance et sa naïveté l'apparentent quelque peu
aux personnages créés par Raymond Devos, et à Sol, le clown québécois
inventé par Marc Favreau. Ainsi s'expliquent ses calembours involontaires
ou volontaires, complaisants et prétentieux, qui dénoncent jovialement les
petits travers de nos comportements communautaires et sociaux.
 
Dès le début de sa "circonférence", le personnage nous présente - le plus
sérieusement du monde - un appareil tout à fait farfelu et surréaliste, le
"Khizzophone". Il s'agit d'une machine faite de trois éléments: un
ordinateur, une énorme carotte (Khizzo en arabe dialectal nord-africain
veut dire carotte) et un bâton de base-ball (la carotte et le bâton sont
des symboles puissants dans la vie communautaire).
 
Ce miraculeux appareil a pour vertu de rendre son utilisateur khizzophrène au moyen d'une simple pression sur une touche de l'ordinateur. Quand ça ne marche pas, un bon coup de bâton de base-ball déclenche le mécanisme et le circonférencier khizzophrène change subitement de personnalité. Ceci donne lieu à l'apparition sur scène de différents personnages, tous interprétés par
l'humoriste. Chacun de ces personnages a son accent: espagnol, québécois,
français précieux, etc.
 
Voilà pour ce qui est de la forme. Quant au fond, les Sollyloques
communautaires abordent les thèmes suivants: nos institutions, la condition
féminine, la vie "synagogogale", et le mariage.
 
Ce deuxième volet comporte un "kiporama", c'est à dire un diaporama qui
présente les dix-huit variétés de kipot ou calottes que portent les juifs,
en insistant sur la parfaite adéquation entre chaque sorte de couvre-chef
et la personnalité de celui qui le porte. D'ailleurs, le sous-titre de ce"kiporama" est: "Dis-moi comment tu kipotes, je te dirai qui tu es." Les
photos et le montage du kiporama sont l'uvre de l'artiste montréalais
Henri Bensimoon.