" Quand habitera avec toi un étranger Dans votre terre, ne le lésez pas.

L'étranger qui habite avec vous sera Pour vous comme un citoyen, et Tu l'aimeras comme toi-même, Parce que vous étiez étrangers en terre d'Egypte,
Je suis Dieu votre Dieu. "
Vayikra 19.33-34
 
Qu'est-ce que l'étranger qui mérite que tu l'aimes comme toimême ? celui qui habite avec toi. Du fait qu'il réside avec toi, tu dois le considérer comme faisant partie de ton peuple, comme ayant droit à ton amour le plus entier, le plus sincère. Aimer son prochain comme soi-même s 'applique, dans son sens restrictif, à tout être qui fait partie de ton peuple, sauf si tu es capable d'étendre cet amour à quiconque. En tous cas, ton amour pour l'étranger ne dépend pas de ton bon plaisir Beaucoup plus qu'une simple obligation de la tora, selon Rabi Aki a, il s'agit d'un de ses grands principes. Exprimé sur un ton faussement distrait, cet enseignement vient d'un fils de &laqno; guer », converti, venu dans une démarche royale à la tora, en vue d'enrichir Israël. Quelque peu replié sur lui-même, à cause de ses épreuves, Israël doit urgemment s'ouvrir à une compréhension d'autrui que son attachement à des principes fondamentaux rend quelquefois difficile : ne lèse pas l'étranger, celui qui a fait un pas vers toi. Accomplis envers lui une démarche encore plus grande, encore plus empreinte d'imagination, d'estime, d'amour.
 
L'étranger n'est pas un &laqno; oréah », visiteur, mais un &laqno; ezrah », citoyen, dans la proximité de ces deux termes que souligne l'enseignement du Rav Tsvi Yehouda Hacohen Kouk : Ire &laqno; vav » couronné suffit pour le transformer en "zaïn ", et le citoyen nest autre que l'étranger couronné par le sentiment d'amour.
 
Tu aimeras ton prochain comme toi-même, c'est un grand principe de la tora.
(Rabi Akiba, talmud)
 
Qu'Israël ait la capacité d'aimer encore plus, qu'il se situe toujours au-delà de tout amour, dans le respect, dans l'estime, et les frontières s'élargissent des restrictions douloureuses.
Quand Dieu élargira tes frontières, il te donnera la terre qu'il t'a promise.
Elargis en toi-même tes propres frontières : cela ne dépend que de toi.
Ta vraie possession de toi-même implique que tu sois hospitalier
que ton coeur s'ouvre à autrui : ne sois pas jaloux de ta vérité au point de vouloir en frustrer qui que ce soit.
Selon le rav de Kamarna, le commandement d'amour du prochain signifie :
"Suivant la manière dont tu agis avec lui, ainsi Dieu agira envers toi."
Que la dimension d'étranger que tu avais en Egypte t'ait enrichi, voilà l'exigence de Dieu envers Israël , qui ne lui a donné la tora que parce qu'il avait été brisé par le statut d'étranger, inoubliable.
Quelle définition donner à Israël, sinon celle de " coeur du monde" que lui donne Rabi Yehouda Halévi ? Coeur attentif, aimant. Yechaïa précise
"C'est toi qui es mon serviteur Israël, toi dont je peux être fier."
Je ne peux être fier que de la qualité de votre amour pour l'homme, en réponse à la qualité du mien.