La situation des Femmes
en Israël
Dossier et entretiens réalisés par
Yona Dureau
Culture israëlienne et position
des femmes
Position des femmes et violence des
sociétés
Le rôle du gouvernement et
les femmes
Les chiffres
Les agunot
Le droit et le viol
Interview de Marina Solotkin
Inteview de David Levy
Les femmes et le Judaisme
Culture
israëlienne et position des femmes
La situation des femmes en Israël est alarmante.
Sur ce point, tous les partis sont d'accord. La source des problèmes
est identifiée de façon différente selon les tendences
politiques et religieuses. Pour Sha'as, c'est un manque de Torah qui est
la source de tous les maux. Il semblerait que ce parti soit d'ailleurs
enclin à pardonner plus facilement la violence issue de milieux
religieux :Sha'as vient, par l'intermédiaire d'un de ses ministres,
de demander un allègement de la peine de deux parents violents rahidim
qui frappaient leur enfant et qui avaient été condamnés
par une cour de justice israëlienne. Le recours a été
rejeté.
Pour les partis laïcs, la source de la violence
contre les femmes serait une certaine conception de la femme véhiculée
en grande partie par la position de la femme dans le judaïsme. Bien
qu'il soit indéniable qu'une compréhension dégradée
des sources juives puisse amener certains cas de machisme, il est cependant
excessif de réduire la violence contre les femmes, ou le machisme
israëlien à cette cause. On pourrait écrire un livre
entier sur l'image de la femme dans les chansons israëliennes actuelles,
et celles-ci sont loin de fonder leur idéologie sur la Torah. Depuis
la femme-nounou, consolatrice éternelle des chansons de Haïm
Moshé, "Tni li Yad": tiens moi la main", aux chansons
les plus érotiques réduisant la femme à un objet anonyme
de plaisir sexuel, "Zé kara halaïla" ("ça"
[l'acte sexuel] s'est passé cette nuit"), ou bien même
aux chansons chantées par des femmes, qui nous renvoient une image
effrayant des la position de la femme dans le couple, toujours sur la défensive,
davant toujours veiller à ne pas être trompée ("Ani
roah lekha ba aïnaïm, ani roah et hakol": je te regarde
dans les yeux, et je vois tout..."), l'image de la femme idéal
selon l'homme laïc israëlien n'est pas brillante, admettons-le.
AUCUNE chanson actuelle ne lui confère une place de partenaire égale
à l'homme et échangeant avec lui.
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Position
des femmes et violence des sociétés
Les études sociologiques n'ont jamais approfondi
la question de la violence des sociétés en relation à
la position de la femme dans lesdites sociétés. Et pourtant
le lien est évident, si on se penche quelque peu sur les liens étroits
existant entre le développement psychique d'un enfant et son équilibre
social, et l'image de la femme qui lui est renvoyée par son entourage.
(On consultera à ce sujet l'ouvrage d'Annie Anzieu, La Femme sans
Qualité, et concernant la psychologie de l'enfant et son développement,
l'oeuvre passionante de Winnicot).
Tout enfant a un besoin vital de se concevoir comme étant
le fruit de l'amour de ses parents. Ainsi, une des erreurs fondamentales
de certains parents, consiste à avouer à un enfant qu'il
n'était pas désiré, qu'il n'a pas été
conçu par amour, qu'il est le fuit d'un accident. Ce genre de déclaration
a un effet des plus destructeurs sur le développement psychique
de l'enfant, car il le renvoit à une absence totale de causalité
de sa propre existence. On peut aussi discuter de la validité de
ces affirmations, car une des questions essentiels posées aux psychologues
par les cas de stérilité féminine est le rôle
joué par le corps et le psychisme dans la conception, et s'il est
vrai qu'une femme violée ne souhaite pas consciemment engendre un
fruit de ce rapport, il n'en demeure pas moins que son corps avait en lui
un désir d'enfant : les femmes juives violées dans les camps
de concentration n'ont jamais engendré. (Ce dernier point est bien
sûr très contreversé selon les spécialistes,
mais il mérite d'être considéré).
Par conséquent, déclarer à un enfant
qu'il est le fruit du hasard et qu'il n'est pas issu de l'amour de ses
parents est une forme de mensonge tout autant qu'un meurtre psychique.
Les psychologues, mais aussi les rabbins, constatent quotidiennement les
dégâts réalisés par de telles déclarations.
Dans ce contexte, il est important de comprendre que
cette affirmation claire et explicite est parfois implicite pour l'enfant
lorsqu'il appartient à une société où la femme
est maltraitée par le père, ou bien à un groupe social
où les rapports sexuels et les mariages ne sont pas dictés
par les sentiments mais imposés par le groupe social, et passent
volontiers par la coercition. Prenez les groupes les plus extrémistes
de l'orthodoxie religieuse, ou bien considérez la société
arabe traditionelle, et vous constaterez dans les deux cas une violence
inérente au groupe social, qui trouve une partie de ses fondements
dans la représentation de soi que se fait l'individu, et ce sur
le fondement même des rapports des deux parents. Il est donc vital
de comprendre que la position de la femme dans la société
est déterminante pour l'avenir même de cette société.
En d'autres termes, Israël restera toujours une société
très violente intrinsèquement, et où s'exercent des
rapports de force dans le moindre de ses échanges sociaux, si la
situation de la femme n'évolue pas.
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Le rôle
du gouvernement et les femmes
Le gouvernement de M. Ehud Barak avait promis aux mouvements
oeuvrant pour l'amélioration de la situation de la femme dans la
société un pourcentage égal de femmes et d'hommes
au gouvernement. Sur 32 ministres, 2 femmes seulement ont été
choisies. Il ne s'agit pas seulement de promesses électorales non
respectées. Cela est malheureusement chose courante. Cet acte est
un exemple du rapport de dérision avec lequel le gouvernement, en
tant qu'émanation de la volonté des citoyens, tient la femme.
On ne mesure pas à quel point une société est formée
par la puissance intrinsèque de l'image que lui renvoit son gouvernement.
En dédaignant les femmes, Ehud Barak a démontré que
son gouvernement persiste dans une certaine optique de la femme, et par
conséquent, autorise un certain comportement.
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Les chiffres
Les femmes israëliennes comptent 200 000 femmes
battues. Entre 6 à 10 femmes meurent actuellement chaque année
de la violence exercée par leur mari. Le nombre de femmes violées
s'élève à 5000 viols déclarés (on double
normalement ce chiffre pour évaluer le nombre effectif de viols,
la déclaration d'un viol représentant toujours un traumatisme
supplémentaire redouté par la victime). On ne lie pas toujours
ces chiffres à celui des agunots, femmes mariées abandonnées
par leur mari et ne pouvant se remarier, faute de guet. Pourtant ces phénomènes
renvoient la même image dégradée de la femme d'une
façon , hélas, cohérente. La femme n'a pas le droit
de décider de son sort dans ces trois cas de figure, elle est réduite
au statut d'un enfant ou d'un objet que l'on utilise, que l'on brutalise,
que l'on délaisse une fois l'envie de l'utiliser passée.
Cette situation est donc catastrophique en termes de chiffres, mais aussi
qualitativement, psychiquement, pour la nation israëlienne. Il n'est
pas encore admis dans l'inconscient collectif majoritaire de ce pays qu'un
individu né avec le sexe féminin soit un individu à
part entière, dué de raison, de volonté, d'autonomie,
et soit digne de respect. La différence des sexes est encore malheureusement
confondue avec l'inégalité des sexes, ce qui est loin d'être
le point de vue de la Torah pour qui 'égalité peut passer
par la différence.
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Les agunot
Des précisions halahiques s'imposent. Un bait
hadin séfarade ne peut, théoriquement pas, imposer à
un mari de donner le guet à sa femme. Un bait hadin ashkénaze
en théorie, le peut, si les circonstances le demandent. Dans certains
cas précis, où le mari montre par son action, qu'il n'a aucune
intention de revenir dans son foyer, les baité hadin israëlien
ont depuis 1995 le droit, par le "hok hasanktzia" (loi de la
sanction), la possibilité d'exercer une pression sur le mari par
l'intermédiaire de la loi israëlienne, en confisquent par exemple
toutes les cartes bancaires du mari, ou sa voiture, voire de lui couper
sa ligne téléphonique si nécessaire. ces sanctions
sont en général très efficaces, quand elles sont appliquées,
et empêchent que des situations ne se créent où le
mari utilise son droit de guet pour empêcher son ex-épouse
de reconstruire sa vie, pendant que lui-même vit la sienne librement.
Il faut noter que l'application du hok hasanktzia dépend
encore beaucoup de la position du bait hadin, et par exemple, on a pû
constater que depuis l'existence de cette loi, le bait din de Tel Aviv
ne l'a appliqué que deux fois alors que celui de Haifa l'a déjà
appliqué plus de soixante fois.
Dans d'autres cas où l'un des deux membres du
couple a quitté Israël, le bait hadin est obligé, s'il
en a la possibilité, de faire tout ce qui est en son pouvoir pour
forcer le mari à divorcer sa femme, car il y a alors un risque évident
de "mamzerout", soit de bâtardise, (si la femme séparée
de son mari avait un enfant), et une preuve indéniable de séparation
du couple.
Jusqu'à aujourd'hui, des cas existent où
le mari transfuge a pû épouser une autre femme aux Etats Unis,
la plupart des Etats Unis permettant le divorce en l'absence de la femme.
Dans le cas où l'un des deux membres du couples est un citoyen français,
un accord juridique entre la France et les USA existe, contraignant les
USA à transmettre l'information de ce divorce à l'état-civil
français, dans ce cas précis, à Nantes. Cet accord
juridique n'existe malheureusement pas en Israël, de sorte que de
nombreuses femmes avaient été "divorcées"
in absentia aux Etats Unis, alors que la loi juive les considérait
toujours comme mariées. Bien que le mariage ou le divorce civils
ne comptent pas aux yeux de la loi juive, il reste que la preuve d'un remariage
du mari est suffisante pour donner aux beité hadin israéliens
le droit de forcer le mari à donner un guet (mais qui ne pourra
être appliqué en son absence de toute façon). Des efforts
sont donc faits actuellement par certaines organisations des droits des
femmes pour obtenir qu'un accord juridique semblable à la France
contraigne les USA à transmettre toute information concernant les
divorces in absentia.
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Le droit
et le viol
La situation des femmes violées ne leur permettaient
guère d'espoir dans le passé. La loi et son application était
si laxiste, favorable aux hommes et considérant a priori qu'une
femme violée avait dû à l'origine de l'incident, que
la plupart des viols étaient rarement suivis d'une déclaration
à un poste de police. Depuis deux ans, la lutte des femmes israëlienne
dans le cadre juridique et dans le céancle de la knesset a obtenu
que tout viol soit suivi d'un "onesh minimali [lehatkafa minit]"
, d'une peine minimale d'emprisonnement, non contractable.
Interview de Marina Solotkin
Présentation:
Dr Marina Solotkine est née en 1952 en URSS. Mariée
et mère deux enfants, elle monta en Israël en 1991, où
elle vit depuis à Ashkelon. Docteur en histoire économique
et sociale, Marina Solotkine parle l'hébreu, l'anglais, et le français.
Elle est l'auteur d'un dictionnaire d'histoire économique (1995)
et d'un livre d'analyse et de réflexion sur les juifs soviétiques
en Israël et leurs difficultés : "Civiliztion Discomfort.
Soviet Jewry in Israel in the 90's" (Tel Aviv, 1996).
Dr Marina Salotkine représente le parti Israel
Ba'alya à la 14e knesset. Elle se bat pour les droits des femmes
en Israël et pour les droits des olims hadashims, quelles que soient
leur origine.
Lorsque je demandais à son aide parlementaire
de me fournir des exemples de situations résolues par Marina, Dvorah
ouvrit une armoire remplie de dossiers :
- Il y a là 2000 dossiers en hébreu, tous
traités.
Elle ouvrit le placard au-dessus de son bureau:
- En voici à peu près autant, en russe.
D'après quel critère dois-je choisir un cas? Aucun ne me
paraît plus ou moins inextricable que le précédant.
Aucun ne me paraît plus choquant. Tous sont des exemples de cas graves.
Graves, et banals en même temps.
Mme Solotkine me reçut aimablement, et consacra
une demi-heure d'un temps précieux à l'interview qu'elle
accepta de donner pour Alliance:
Alliance: Que pouvez-vous dire sur la situation actuelle
des femmes dans la société israëlienne?
M.Solotkin: Au début il n'y avait que neuf femmes
dans toute la knesset. La situation s'est donc améliorée.
Alliance : mais quant à la situation juridique
en général?
M. Solotkin: Depuis sept ans existe à la knesset
une commission pour la situation des femmes, qui traite des difficultés
économiques des femmes, de la violence dont elles sont victimes,
des droits des femmes. Ainsi que vous le savez, 200 000 femmes sont battues
par leur mari en Israël, des dizaines ont été tuées,
et beaucoup de ces cas ont lieu dans le cadre des familles d'olims, russes,
éthiopiens, mais aussi dans des familles arabes. Le problème
de l'alyah et de l'intégration et le respect des olim est donc un
facteur important qu'il ne faut pas négliger. Dans le cas des familles
arabes où les femmes sont tuées, il s'agit souvent de cas
de "kavod mishparti", de l'honneur de la famille. Si une femme
veut aller travailler dans une autre ville, s'habiller de façon
non traditionelle, avoir une part d'héritage, ou si elle a une aventure,
cela suffit pour justifier son meurtre par sa propre famille, et pas toujours
par son mari.
Alliance: Quelles sont les solutions que vous envisagez
pour ces problèmes?
M. Solotkin: La knesset fonctionne en établissant
des lois. Ces lois nous permettront de protéger les femmes. Nous
avons ainsi obtenu la mise en place de la loi de la punitin minimale pour
les agressions sexuelles (onesh minimal leatkafa minit), mais aussi l'interdiction
de la ségrégation sexuelle dans le domaine du marché
du travail, et des lois protégeant la femme du harcélement
sexuel sur son lieur de travail.
Alliance : les salaires des femmes sont encore beaucoup
plus bas, à travail égal, que ceux des hommes.
M. Solotkin: En effet, les femmes reçoivent en
moyenne 40% de moins sur leur salaire, que les hommes.
Alliance: C'est vrai même dans les bureaux des
ministères. A la sécurité sociale, par exemple. Comment
expliquer cela? peut-on espérer changer la société
quand les emplois directement dépendants du gouvernement n'appliquent
pas ces principes égalitaires?
M. Solotkin: La société n'est pas encore
prête. Il faut qu'une prise de conscience ait lieu. C'est aussi un
des effets du travail que nous accomplissons dans le lieu même de
la knesset. Du point de vue effectif et pratique, nous nous efforçons
de tisser un réseau de lois liées entre elles. Il faut faire
évoluer toute une mentalité.
Alliance: Du point de vue pratique, que faites-vous
pour les femmes en tant que parlementaire du parti Israël Baalyah?
M. Solotkin: J'aide toutes les femmes qui s'adressent
à moi, sans distinction. Les cas les plus graves sont ceux d'harcélement
sexuels, soit à peu près six cas par ans. Je les adresse
à des organisations des droits des femmes, ou je les aide personnellement.
Mais nous avons baucoup de cas qui sont liés à la situation
des olims, et qui sont la majorité de mon travail.
Alliance : Vous avez parlé de changer les mentalités.
Pouvez-vous nous donner un exemple important à vos yeux?
M. Solotkin: Le cas le plus grave et récurrent
d'un problème des mentalités concerne les assistantes sociales.
Elles ont été modelées par la société
à favoriser les hommes, à pousser les femmes à faire
des démarches qui jouent en définitive en leur défaveur,
allant jusqu'à faire comparaître les enfants devant les tribunaux,
à les confier à des familles d'accueil ploutôt qu'à
la mère si la mère n'était pas assez pratiquante ou
surtout si elle étit olah radasha. Il faut tout reprendre à
la base, leur faire prendre conscience des situations ingérables
qu'elles créent souvent pour les femmes, et aussi pour les enfants!...
Alliance: Israel Ba'alyah a souvent été
assimilé à un parti pour russes.
M. Solotkin: C'est une image complètement fausse.
Lors de la dernière knesset le parlementaire classé troisième
de notre parti était canadien. Le huitième était éthiopien.
Les éthiopiens ont beaucoup de problèmes qui nous concernent,
à l'armée, mais aussi dans le cas des femmes.
Alliance: Est-ce que nous assistons à une fermeture
progressive d'Israël aux olims hadashim, commes les Etats Unis, après
leur ouverture du XVII et XVIIIe siècle, se sont progressivement
fermés? La loi de sécurité mise en place depuis 1997
interdit par exemple à un oleh hadash de moins de cinq ans dans
le pays, de travailler dans une institution gouvernementale, ce qui n'était
pas le cas avant...
M. Solotkin: Vous avez tout à fait raison. Les
institutions se ferment, le pays se ferme. Les partis, jusqu'à l'organisation
du notre, se fermaient aux nouveaux venus, d'où la naissance incontrôlable
d'une multitude de mini-partis inefficaces. Dans le cadre scientifique,
on assiste à la même chose. Il n'y a pas d'intégration
des savants nouvellement arrivés par les anciens, mais rejet pur
et simple. C'est pour cela que notre slogan est "shilouv révrati
vémiktsoï", soit "intégration sociale et professionelle".
Nous avons à présent une alyah très importante à
gérer, et nous constatons que tous les prétextes sont bons
pour ne pas prendre un oleh radash à un emploi donné.
Alliance : Je vous remercie de cette interview pour
Alliance.
Marina Solodkine a ete nommee la semaine derniere
vice-ministre de l'Integrationvous pouvez consulter sa fiche sur le site
de la Knesset http://www.knesset.gov.il/asp/mk/mk_eng.asp?ID=91
Nous remercions Denis Kassel de IFI pour cette information
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Interview d'Alliance
de M. David Lévy, ministre des affaires étrangères
d'Israël:Jérusalem, le Dimanche 1er Août.
Alliance: M. Lévy, que pouvez-vous nous dire
des derniers dévelopements de rencontres entre le gouvernement israëlien
et les Palestiniens?
M. David Lévy: Nous avons eu une discussion entre
M. Arafat et le premier ministre. Ils [Les Palestiniens] ont eu le temps
de réfléchir.
Alliance: Il y a eu ausi une rencontre entre M. Yasser
Arafat et M. Mubarak. Est-ce que cette rencontre a porté des fruits?
M. David Lévy: Il se peut que cela ait aidé.
La rencontre a été très cordiale, presque intime.
Les relations entre Israël et l'Egypte sont bonnes.
Alliance: Que pouvez-vous nous dire de votre rencontre
historique avec M. Bouté Frika, le premier minsitre algérien?
M. David Lévy : Une nouvelle aire s'est ouverte,
et cette rencontre en est la preuve. Il faut discuter, et se tourner vers
l'avenir. J'ai eu aussi deux interviews avec des journalistes étrangers
à qui j'ai expliqué cela.
Alliance : Sur le plan de l'Europe, comment envisagez-vous
l'avenir?
M. David Lévy: Toutes ces ouvertures politiques
sont très importantes pour Israël, mais aussi pour Israël
et ses relations avec l'Europe. Nous pensons développer de nombreux
liens.
Alliance: concernant un tout autre sujet, sur lequel
persone ne vous a encore posé de questions: Quelle est votre position
quant au problème actuel de la situation des femmes en Israël,
et au sujet de la crise récente du gouvernement concernant les postes
promis avant les élections aux femmes par M. Barak et non accordés
une fois le gouvernement établi?
M. David Lévy: Ma position est favorable. Il Faut
donner une place aux femmes.
Alliance: Comptez-vous des femmes dans votre propre
ministère?
M. David Lévy: Oui, il y en a quelques unes. Mais
le problème n'est pas seulement un problème restreint au
seul gouvernement. Les femmes doivent se battre. Elles doivent s'organiser
pour obtenir ce qu'elles méritent.
NRDL : sans commentaires
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