En relisant les premiers chapitres
de la Genèse et la création de l'arbre de la connaissance
du bien et du mal, je me suis demandé si Dieu avait créé
le mal. Qu'en pense le judaïsme ? Voilà une question qui a fait couler beaucoup d'encre chez nos penseurs, notamment ceux du Moyen-Âge. Disons que pour le monothéisme hébraïque, rien ne peut échapper à la volonté de Dieu, il n'existe donc aucune puissance du mal opposée à celle du Créateur. Mais ce que Dieu fait apparaître à l'origine, ce n'est pas tant le mal, que la liberté pour l'homme de choisir entre la vie et la mort, c'est là que notre responsabilité est interpellée. Toute l'Histoire est entendue pour la tradition juive, comme la lente maturation des consciences vers ce choix de vie et d'amour.
Comment le judaïsme rabbinique
peut-il interdire l'usage de l'électricité le Chabath, alors
qu'à l'époque de Moïse l'électricité n'existait
pas ? Attention, le judaïsme n'interdit pas l'utilisation de l'électricité le Chabath (puisque l'on peut programmer l'allumage des chambres ou des synagogues, que l'on peut prendre un ascenseur qui s'arrêterait automatiquement à chaque étage, prendre un escalator, laisser une plaque chauffante,...), ce qui est interdit c'est d'agir pour modifier l'état d'un système électrique (passer de 0 à 1 ou de 1 à 0). Évidemment Moïse ne connaissait pas la fée électricité, mais les rabbins agissent, comme dans la majorité des cas, selon le "principe d'analogie". Après avoir étudié le phénomène auprès des spécialistes, ils ont considéré que l'allumage d'une lampe par exemple, était équivalent sur le mode de la transformation, à l'allumage d'un feu. Ce n'est pas l'effort de production qui est à considérer, mais le résultat physique obtenu. Le Chabath ne veut pas dire "repos", mais "cessation", qui implique une différenciation avec les six jours de la semaine ; c'est pourquoi une personne observante ira à la synagogue à pied plutôt qu'en voiture. |