QUESTION
Un mari qui désire se remarier religieusement doit-il obtenir le "guet" (acte de divorce) de sa première épouse et également qui du mari ou de la femme doit remettre le "guet" ? M. Albert Guedj (Antibes).

REPONSE

Comme vous le signalez dans votre lettre, c'est la Torah (Deutéronome XXIII) qui nous apprend 1° que le divorce est reconnu dans la tradition biblique. 2° qu'il s'agit plus exactement d'un acte de répudiation, le verset parlant de la remise d'un "sefer kritouth", "livre de rupture" remis par l'époux. Autrement dit c'est le mari qui remettra à son épouse le "guet". En la libérant, il l'autorise à se remarier avec un autre homme.

Je profite de l'occasion pour signaler que sans cet acte de divorce religieux, la femme ne pourra pas se remarier, et que des enfants issus de cette seconde union illicite seraient considérés comme "mamzérim", adultérins, ne pouvant jamais se marier.

Abordons votre première question.

Si la Torah autorise la polygamie, celle-ci fut interdite tout d'abord dans les communautés achkénazes ( d'Europe) à partir du neuvième siècle par le sage allemand Rabbénou Guershom, le maître de Rachi, le décret s'étendit ensuite progressivement aux communautés séfarades (orientales).

Ajoutons également qu'en France la législation civile interdit la polygamie. Ce principe ne remettant pas en cause nos principes religieux, le tribunal rabbinique applique la loi talmudique "dina demalkhouta dina", la loi du pays fait force de loi. En conséquence dans la réalité quotidienne un homme ne pourra se remarier que si le divorce a été régularisé tant sur le plan civil que religieux.

 

QUESTION

En cas de divorce un homme ou une femme peuvent-ils se remarier à la synagogue et être bénis par un rabbin ? Y-a-t-il un nombre limite ?

M. Carpentier (Marly le Roi).

REPONSE

Pour le Judaïsme le divorce est reconnu par la Torah. Et bien que le talmud annonce que dans ce cas l'autel verse des larmes, comme pour souligner que l'échec du couple met en échec le plan divin, les ex- conjoints pourront se remarier à la synagogue en présence d'un rabbin. Le nombre n'est pas limité.