Questions A-t-on le droit d'utiliser des savons
contenant des produits non cacher (graisse de porc par exemple) pour sa
toilette ? La Torah interdit de consommer ou de tirer profit d'aliments, comme la viande de mammifères qui ne possèdent pas les deux signes (ruminants et sabots fendus), quand cette nourriture se présente dans sa forme naturelle ou dans des conditions de cuisson classique. Par contre, lorsque sa nature est complètement dégradée, au point qu'un chien n'en mangerait pas, cet aliment rentre dans la catégorie halahique de "goût détérioré" ("taam pagoum"), l'interdit est alors levé pour la majorité de nos décisionnaires. C'est pourquoi il est licite d'utiliser des savons ou des cosmétiques contenant des graisses interdites pour le lavage du corps ou de la vaisselle. Pourquoi sort-on parfois un nouveau rouleau de Torah pendant l'office du Chabath, alors que l'on a déjà sorti un premier ? (Jonathan Calvo. Massy) Vous faites sans doute allusion à
la sortie d'un deuxième sefer (rouleau) Torah, quand le premier présente
une faute. En effet, la lecture de la paracha (section hebdomadaire) requiert
un parchemin sans défaut. Ainsi, s'il manque un mot, une lettre,
ou même si une lettre se trouve coupée un tant soit peu, le
rouleau est déclaré impropre à la lecture publique
(passoul). Du fait que le Chabath il n'est pas permis d'écrire, on
ne peut donc corriger l'erreur le jour même, d'où la nécessité
d'en sortir un second. Cette exigence est soulignée dans le talmud,
par cette parole de Rabbi Méir qui s'adressant à un scribe
lui dit : "sois vigilant dans ta tâche, car c'est là une
oeuvre au nom du ciel, si jamais tu oublies ou ajoutes une lettre, tu détruirais
le monde entier". De la même manière que Dieu maintient
les lois du monde, l'homme doit maintenir la parole de Dieu.
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