Au retour, de la délégation du CRIF envoyée en
Israël, avec Haïm Musicant directeur du CRIF , Monsieur Bomrstein,
et madame Edith Lausner, chargés de la communication, Henri Hajdenberg
président du CRIF, nous fait part de son analyse concernant les bouleversements
politiques qui secouent aujourd'hui la droite israèlienne et le gouvernement
dans son sensemble. Séquence
vidéo de Messieurs Henri Hajdenberg et Haïm Musicant
(photos de la délégation prochainement disponibles) Le nouveau leitmotiv du Likoud "Il faut prendre les risques de la paix"
Henri Hadjdenberg-Notre analyse nous a permis de constater qu'il y avait deux raisons essentielles. La première apparaît lors de nos différents entretiens que nous avons eus, notamment avec le ministre de la Défense Isaac Mordéhaï, chargé des nouvelles cessions avec l'autorité palestinienne. Il a exprimé la conviction de vouloir aller jusqu'au bout des négociations et aboutir en proposant une solution de compromis. L'expression "Il faut prendre les risques de la paix "usitée lors du précédent gouvernement , reprend son cheval de bataille et a été reformulée à plusieurs reprises. Pour exemple de compromis, la zone de territoire comportant des risques pour la sécurité d'Israël, et pour laquelle il y a aujourd'hui une proposition israèlienne appuyée par les Etats-Unis ferait l'objet d'un statut temporaire. Ce qui permettrait, une souveraineté partagée des palestiniens et des israéliens, et avec l'engagement réciproque de ne pas construire sur cette zone pendant un certain temps et en tout cas jusqu'aux négociations du statut final des territoires.Ceci est la proposition débattue actuellement en Israël ou à Gaza. Quant au premier ministre israélien Benjamin Nathanyou, il nous a fait part de sa volonté d'un compromis, pas dans n'importe quelles conditions et donc d'accepter le principe du redéploiement. Il souhaite, que soient respectés les engagements palestiniens conclus dans les accords d'Oslo. Notamment l'annulation définitive de la Chartre palestinienne, et le respect des engagements concernant la neutralisation des actes terroristes de la part de l'autorité palestinienne .En tout, six points sont exigés par l'autorité israélienne par apport à l'autorité palestinienne. "L'idée d'un état palestinien n'est plus tabou ."
Cette évolution a été menée
par Benjamin Nathanyou.
L'Union national : un choix possible pour marginaliser les ultras. Alliance - Puisque nous allons vers une similitude de la politique du parti travailliste pourquoi cette hésitation pour un gouvernement d'union nationale ? Henri Hajdenberg - Il n'y a pas d'hésitation. D'un côté, nous avons Shimon Perez qui est pour l'union nationale mais n'est pas à la tête du parti travailliste et de l'autre, Ehoud Barak qui est contre. Les enjeux politiques sont trop importants. Devant une crise économique sans précédent en Israël; nous sommes actuellement à 9,2% de chômage, lors du précédent gouvernement seulement à 6% . L'union nationale aujourd'hui, voudrait dire, effacer, gommer le débat de cette crise économique, et surtout être en accord avec Benjamin Nathanyou dans la façon dont il mène sa politique. Ce qui n'est pas acceptable pour messieurs Ehoud Barak et Yossi Belline. Cependant, si ce choix devenait nécessaire pour marginaliser les ultras ainsi que les religieux orthodoxes du gouvernement, rien ne dit qu'il ne sera pas appliqué. A- Pensez vous dans ce cas, que Monsieur Shimon Perez aurait encore un rôle à jouer ? HH - Si Shimon Perez avait un rôle à jouer, c'est une carte personnelle.
A- Que pensez-vous des déclarations d'Ori Hor sur les juifs séfarades en général ? HH- Ce sont des déclarations désastreuses.
Notre analyse c'est que nous avons une société israélienne
qui a bien évolué par apport au vieux débat, séfarade
et askenaze des années 60. "Contres les sites négationistes,nous réclamons une conférence internationale"
A- Alliance a lancé
une pétition contre les sites antisémites et négationistes
qui sévissent sur Internet, à laquelle s'est associé
Marc Knobel, attaché au Centre Simon Wiesenthal. HH.- Notre position est simple; nous demandons au ministère
concerné, celui de la justice notamment, de lutter contre ces sites
à caractère antisémite et de bâtir une législation
qui permet d'éliminer ces parasites. Aujourd'hui nous avons des dispositions
légales en particulier la loi 1972 sur le plan de toute la presse,
écrite , parlée, visuelle, il serait donc souhaitable d'étendre
cette loi pour Internet. A- Non, bien sûr, mais je pensais que vous pourriez
me dire qu'une action était déjà possible, mais il
semble que non ? Propos recueillis par Claudine Douillet
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